Indiens de la Guadeloupe: le 24 décembre 1854, le premier « convoi » arrive en Guadeloupe

Indiens de la Guadeloupe: le 24 décembre 1854, le premier « convoi » arrive en Guadeloupe

18 décembre 2011 | Comments (0)

Jean S. Sahaï nous interpelle sur une date fondatrice pour les indiens de la Guadeloupe. Ce 24 décembre 1854, arriva ce premier convoi de « Bras d’Inde ». Leurs descendants, et ANTILLA AUSSI, se rappellent et commémorent…

Invitation du Comité du Premier Jour.
24 DECEMBRE : COMMEMORATION DE L’ARRIVEE INDIENNE EN GUADELOUPE

En ce temps de Noël, il y a 157 ans jour pour jour le 24 décembre 2011, les planteurs chrétiens, qui avaient vu décliner leur production cannière à la suite de l’abolition de l’esclavage, se réjouirent d’un cadeau de prix : l’arrivée sur le navire « Aurélie » du tout premier convoi de Bras d’Inde, parti plusieurs mois auparavant, de Pondichéry auTamil Nadou, Sud de l’Inde… 

Ce fut le tout premier convoi d’une main d’œuvre de plus de 40.000 sujets, qu’ils allaient pouvoir exploiter et coloniser sans états d’âme… 

Mais, de la co-existence tri-continentale de ces trois premières composantes de notre pays, à travers de multiples péripéties, interrogations, renoncements et souffrances, devait émerger un tout nouveau peuple à la culture diverse, riche et tonique de mille et un apports, se situant aux carrefours de l’universalité créole.

A la Darse de Pointe-à-Pitre, point névralgique de débarquement de tous ces travailleurs venus de l’Inde, au pied du monument érigé en souvenir, nous commémorons cette arrivée Samedi 24 décembre de 9h à 11 heures par des prises de parole et moments festifs. 

Cette invitation s’adresse à tous : à samedi !
Le Comité du Premier Jour.

co.prem.j

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Paris. Audrey Pulvar « secoue » Laurent Wauquiez, ministre de l’enseignement supérieur

Paris. Audrey Pulvar « secoue » Laurent Wauquiez, ministre de l’enseignement supérieur

18 décembre 2011 | Comments (1)

Audrey Pulvar, nous apprend le jnl Le Monde du 18.12.11,  était visiblement très remontée samedi soir, ou plutôt jeudi, jour d’enregistrement de l’émission « On n’est pas couché », présentée par Laurent Ruquier et diffusée sur France 2. La journaliste, compagne du socialiste Arnaud Montebourg, s’est empoignée avec le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez, au sujet des propositions contenues dans son livre, La lutte des classes moyennes, qu’il venait défendre sur le plateau.

 

Pour s’en faire une idée, le  mieux est d’aller y voir…

 

 

 

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J.J Alpha vous invite à un voyage musical en Salsa-land

J.J Alpha vous invite à un voyage musical en Salsa-land

18 décembre 2011 | Comments (0)
Bonnes fêtes de fin d’année
NON a la société dépressive !
Bonne écoute de « Tito Puente y Piro Batalla »
J.J ALPHA

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Le Préfet de Mque accepte l’épandage aérien des bananeraies. Commentaires de Y-L Monthieux et d’Antilla

Le Préfet de Mque accepte l’épandage aérien des bananeraies. Commentaires de Y-L Monthieux et d’Antilla

11 décembre 2011 | Comments (2)

Y-L Monthieux et Antilla (Henri PIED) livrent ici leur analyse de la décision du Préfet de la Martinique d’autoriser – pour 6 mois – le traitement par épandage de la cercosporioise de la banane. Le texte d’Antilla a été produit suite au commentaire de YL Monthieux car celui-ci  comporte, à notre avis (Henri PIED/Antilla), deux points interressants à discuter. Les 2 textes, autrement,  sont indépendants l’un de l’autre…

Le Prefet de la Martinique, le 11 novembre 2011 : "L'autorité de l'Etat…" (Photo Mike Irasque)

 

LE COMMENTAIRE DE YL MONTHIEUX

Banane : les leçons d’une éruption

Le préfet a pris sa décision, c’est une éruption de plus qui prend fin. En effet, ce n’est pas la première fois que l’opinion est entraînée dans un débat où le choix demandé est le pour et le contre, le noir et le blanc, le tout bon et le tout mauvais. Cette façon binaire de considérer les choses peut se comprendre de la part des citoyens qui enregistrent les informations au premier degré, dans l’acception émotionnelle du terme. En l’espèce, les Martiniquais ont été fort justement interpellés par un sursis qui rappelle le précédent du chloredecone. On ne doit pas non plus s’étonner que des écologistes fassent feu de tout bois et traquent tout ce qui peut ressembler à une atteinte à la nature. En revanche, on aurait peine à trouver quelque vertu à certaines positions d’hommes politiques ayant détenu des positions majeures qui, au lieu d’éclairer l’opinion, entretiennent le trouble dans les esprits.

Ainsi donc, entre le refus sans discernement du conseil général et le « non mais » du conseil régional, le représentant du gouvernement a choisi la seconde proposition. Ce faisant la primauté de la collectivité régionale à l’égard de sa consoeur est une fois de plus consacrée.  Dès lors, la distinction qui vient d’être accordée au conseil général de la Martinique, qui honore en réalité l’ancienne équipe dirigée par Claude Lise, apparaît comme le chant du cygne de cette institution. Celle-ci n’a pas, à ma connaissance, manifesté la moindre irritation à la suite du vote de la région et de la décision du Préfet, lesquels constituent pourtant deux cinglants désaveux.
Par ailleurs, il n’est pas contestable que si la réponse de la Région avait été négative, il aurait été très difficile au préfet de repousser la date d’effet de l’interdiction de l’épandage aérien. En adoptant cette décision médiane la collectivité a enlevé une épine du pied du représentant de l’Etat en même temps qu’elle a manifesté, là encore, une certaine prépotence de fait à l’égard de ce dernier.

Notons également que le représentant des planteurs avait prévenu que sans l’accord des élus régionaux la profession mettrait fin à la méthode litigieuse quelle que soit la décision préfectorale. C’est, là aussi, la reconnaissance de la vraie domiciliation du pouvoir politique. Après l’appel des chefs d’entreprises, c’est la seconde fois, en un mois, que cette reconnaissance est affirmée, qu’il est donc clairement admis que le pouvoir politique est bien situé à Plateau-Roy. Ce pouvoir est aujourd’hui incarné par un homme : Serge Letchimy.

Alfred Marie-Jeanne a sans aucun doute participé au renforcement de ce pouvoir, mais c’était très souvent affaire de démonstration et de préséance : le verbe et le geste l’emportaient souvent. En revanche, la décision de Serge Letchimy, qui est moins expansif que son prédécesseur, peut être considérée comme celles qui accordent généralement un supplément politique à leurs titulaires. Ce bonus permet à ces derniers de prendre des mesures à rebrousse-poil de l’opinion publique, celles qui privilégient l’intérêt général par rapport aux intérêts électoraux immédiats. Ce comportement de Serge Letchimy, inhabituel chez nos hommes politiques, vient amender une approche beaucoup plus politicienne et, à mon sens, beaucoup moins vertueuse de la gestion des hommes.

Enfin, faut-il déplorer, à l’occasion, que l’ancien président de la Région, l’homme le plus populaire de ces dernières années, le séducteur qui trouvait le ton nécessaire pour faire admettre aux martiniquais à peu près ce qu’il voulait, n’ait pas mis son immense charisme au service de la formation des esprits à la vraie responsabilité ? La décision de l’actuel président serait-elle une petite indication que les choses ont commencé à changer ?

Yves-Léopold Monthieux, 10 décembre 2011

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Le commentaire d’ANTILLA/HP

1-Le représentant de l’Etat en Mq aurait pris sa décision même si la position du Conseil Régional avait été la même que celle du Conseil général.


>> D’une part, parce qu’il est de notoriété que dans des cas bien plus graves potentiellement (on pense à ce qui se produit en Bretagne en ce moment), l’Etat a agit avec prudence et en prenant son temps ou en ne cédant qu’au terme de  processus beaucoup plus longs. On pense aussi aux centrales nucléaires dont les dangers potentiels sont infiniment plus graves et pernicieux, mais qui malgré cela, bénéficie de gros soutiens chez les socialistes, les communistes….

>> D’autre part, parce que Le Psdt Sarkozy a déjà clairement averti et dit aux élus, que plus de Décentralisation, fut-elle du 73 ou du 74, impliquait plus de renforcements de l’autorité du représentant de l’Etat sur place. Il faut être aveugle pour ne pas savoir que, un jour ou l’autre, l’Etat s’attachera à marquer cette prééminence. Et pour que ceci soit bien clair,  l’Etat, DEVRA forcément la marquer à un moment où les représentants de deux Collectivités locales divergeront d’avec sa future DECISION.

Ceci dit, dans le cas présent, ce n’est peut-être pas ce qu’a voulu indiquer Le Préfet de Martinique. Il a probablement jugé au vu d’un dossier assez simple. Et sa position semble plus logique que politique : aucune étude n’ayant montré les dangers du fongicide utilisé, seule la modalité d’utilisation  de ce produit pouvait poser un problème, mais sans aucune preuve apportée d’une réelle nocivité. Il n’y avait pas là, a-t-il jugé, de motifs suffisamment consistants pour qu’il interdise quoi que ce soit.

Que les Martiniquais aient été échaudé par le précédent du Chlordécone et aient voulu en quelque sorte se racheter, ça, c’est une autre histoire et qui de toutes façons arrive trop tard. C’est au moment où Pierre Davidas criait le danger, dans les colonnes de notre journal, et avec notre soutien effectif, et qui fut prolongé par celui de Gérard Dorwling-Carter, à ses côtés, et  dans de nombreuse émissions de radios, qu’il était temps d’agir…D’autant qu’à la différence du fongicide, la grave dangerosité du Chlordécone était clairement établie et que, à cette époque, Pierre Davidas était toujours membre du principal parti autonomiste de Martinique…

2-La  prééminence de la Région sur le Département est Constitutionnelle. Et Serge Letchimy n’y est pour rien.

Pour se faire plaisir, les Martiniquais – et même des journalistes en vue – continuent à parler du « DEPARTEMENT » à tout bout de champ – (on quitte si souvent le « DEPARTEMENT » pour aller en métropole) -, mais la réalité est que l’organigramme de la République a installé clairement et depuis la Décentralisation, ici et en… »métropole », l’institution Régionale  AVANT celle du Conseil Général. Préséance que l’on retrouve dans TOUS les documents officiels, dans TOUS les discours officiels et même dans l’intitulé du Préfet, qui est celui  de la REGION Martinique (et depuis bien longtemps, d’ailleurs).

Que le tenant officiel de la REGION Martinique ait été un « indépendantiste » en gênait beaucoup, au point que pour masquer le problème on commençait par visiter Césaire à la Mairie avant d’aller à Plateau Roy. Mais la REGION Martinique, a toujours  joué, avant comme pendant la mandature Marie-Jeanne, des rôles supérieurs dans le règlement de certains conflits sociaux : on pense ainsi à celui joué par Camille Darsières durant sa présidence, on pense aussi aux déclarations de Basse-Terre co-signée des trois psdts de Région des DOM-Caraïbes de la France…

Et ce rôle, Serge Letchimy continuera, on l’espère, à l’assumer, et, bénéficiant de l’expérience de ses illustres prédécesseurs, avec  la plus grande énergie et vigilance, même s’il a choisi lui-même, en s’opposant frontalement  aux choix de Marie-Jeanne et de Claude LISE, de limiter l’ampleur des droits supplémentaires qu’il fallait réclamer pour notre Pays…

3- Cette polémique laissera des traces.

Dans l’affaire des six semaines de grèves et manifestations de février 2009, très vite, Alfred Marie-Jeanne avait marqué ses différences et avait eu le courage d’appeler à un arrêt des troubles PUISQUE l’on pouvait continuer à discuter sans paralyser la Martinique.
Mais il avait été « trahi » par les siens.
On vit même, un jour de février 2009 où il entrait en Préfecture, une altercation de certains qui furent vraiment à deux doigts de lui barrer le chemin.
Cela fut l’une des racines – à mon avis -  de son échec aux Régionales de 2010.

Au moment où certains évoquent la possibilité du MIM de présenter dans la circonscription du Sud de la Martinique un candidat autre que le leader Marie-Jeanne (on parle de Jean-Philippe Nilor), on peut se demander si les prises de position des « patriotes » sur la question du fongicide anti-cercosporiose ne laisseront pas de trace dans l’opinion des petits planteurs du Sud,  – et aussi dans celles des planteurs du Lamentin.
Car tout ce peuple de gros travailleurs  pourraient se rappeler combien leurs dures réalités économiques auront été complètement sous estimées par « le Camp patriotique », chez lequel ils n’y ont trouvé aucun défenseur solide , ou qui les ont laissé paraître comme des pantins manipulés par les puissants…

Sans doute, l’échéance de juin ou juillet 2012 est-elle encore lointaine, et qu’il est prématuré de projeter d’aujourd’hui à demain…

HP

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CYCLISME: Hervé Arcade est retourné au pays avec les « Madinina Bikers »…

CYCLISME: Hervé Arcade est retourné au pays avec les « Madinina Bikers »…

10 décembre 2011 | Comments (0)

Hervé Arcade que l’on aperçoit à l’entrainement sur les routes  est heureux de retrouver son pays et d’apporter son expérience à des licenciés du Madinina Bikers. Il y avait une place vacante de manager dans ce club après le départ en Alsace de Christophe Bétard. Le trinitéen a su saisir cette opportunité et éviter de pointer au chômage car le club Vendée U n’était pas très chaud pour renouveler son contrat de directeur sportif. Hervé Arcade suscite déjà des supputations sur son avenir bien qu’il ait paraphé un contrat de cadre technique au Madinina Bikers, heureux d’avoir réalisé un gros coup avec un tel champion cycliste.
Il y a quatre Hervé Arcade quittait la Martinique déçu du manque de considération des décideurs péyis. Le Trinitéen vainqueur du tour cycliste de Martinique en 2004 et aussi de Guyane n’avait pas un boulot qui lui permettrait de gagner correctement sa vie. Quelques heures  à enseigner le cyclisme au collège de Ducos mais pas un emploi  bien rémunéré pour sa reconversion après avoir fait chavirer de plaisir le public sportif martiniquais à chaque tour cycliste. Il n’y avait que pour Hervé Arcade dans les encouragements du public massé sur les bords de la route à chaque étape du tour cycliste international de Martinique, mais sitôt la grande boucle martiniquaise terminée, le chouchou du public devenait un citoyen ordinaire avec ses problèmes personnels et financiers. Hervé Arcade se retrouvait  dans l’impossibilité de louer un appartement, de bâtir un foyer et de quitter le cocon familial sur les hauteurs de la ville de Trinité.

Le champion martiniquais conscient qu’il fallait assurer son avenir professionnel  avait  pourtant frappé à de nombreuses portes pour obtenir un emploi correctement rémunéré stable et durable. Aucune mairie ne lui avait proposé à cette époque un emploi sérieux pour former des jeunes. Il avait de quoi envier Mickael Roy consultant radio-télé du service public à ses heures perdues, qui avait obtenu un contrat  d’Alfred Almont maire à l’époque de Schoelcher pour encadrer des jeunes cyclistes.

Hervé Arcade aurait voulu  en faire autant à Trinité ou il y habite mais le député-maire Louis Joseph Manscour n’a pu le satisfaire avec le déblocage d’un poste.

Hervé Arcade n’a pas eu la chance d’un cycliste qu’il apprécie Boris Carène lequel a été embauché  définitivement par le conseil régional de la Guadeloupe trois semaines après avoir gagné le tour cycliste international de Guadeloupe. C’était la récompense de Victorin Lurel s’il remportait le tour de la Guadeloupe. Le député socialiste a respecté sa parole. Et Boris Carène qui occupe un poste sur mesure à la région Guadeloupe  peut pratiquer sans stress son sport favori.

Hervé Arcade dont l’âge montait a pris la décision d’émigrer en France.
Fort d’un titre de meilleur sportif de l’année décerné en janvier 2005 par le CROSMA et la presse sportive, il a pris la direction de la Loire Atlantique pour passer ses diplômes tout en espérant décrocher un contrat professionnel, comme son ami Thomas Voeckler. Aucun groupe pro  ne l’a contacté alors que des responsables de l’hexagone  vantaient sa combativité et son audace. L’homme n’a pas baissé les bras. Il a décroché des diplômes pour entraîner au plus haut niveau. Vendée U lui a fait confiance pour un poste de directeur sportif alors qu’il n’avait aucune expérience professionnelle. Un sacré coup qui honore le club. Symbole de la diversité sur les routes françaises,  Hervé Arcade a disputé le tour de Martinique en 2009  comme directeur sportif de Vendée U plaçant deux coureurs parmi les 10 premiers au classement général final. Tony Hurel 4éme et Kévin Réza 8éme sans parler des victoires d’étape à Rivière-Pilote, Diamant, Rivière-Salée.

Hervé Arcade  a même été le lauréat de la coupe de France des clubs en 2010 à la tête de Vendée U. Le Martiniquais n’a pas fait ses vieux os en Vendée. Il a vite senti qu’il aurait du mal à voir son contrat de directeur sportif  renouvelé, car le club voulait revoir le staff.

Hervé Arcade qui risquait de pointer au chômage s’il n’acceptait pas  une autre fonction a accepté le challenge proposé par Eddy Marie-Sainte le patron du club cycliste le Madinina Bikers. Retourner au pays par la grande porte avec une casquette de manager pour coiffer les sections cyclistes mais aussi les activités annexes qui font la force du club lamentinois dont une école de cyclisme s’est vu attribuer le label Excellence de la fédération française de cyclisme.

Le Madinina Bikers est une référence, un club sérieux  dans le milieu cycliste martiniquais.  Le courant est vite passé entre les deux hommes. Eddy Marie-Sainte voulait un cycliste de renom pour remplacer Christophe Bétard. Ce cadre technique par ailleurs coureur complet en cyclisme et en VTT qui était très apprécié du peloton a laissé un vide. C’était un grand frère pour l’effectif du Madinina Bikers. Christophe Bétard a regagné Epinal en France la mort dans l’âme. Il voulait poursuivre l’aventure avec le Madinina Bikers ou il s’était fait un nom, encadrer les jeunes coureurs, disputer des épreuves cyclistes et de VTT mais son épouse a éprouvé des difficultés à s’intégrer dans un pays ou la vie est chère. Madame Bétard a convaincu son mari de quitter la Martinique.
Avec Hervé Arcade, le Madinina Bikers a gagné le gros lot  en médiatisation. Hervé Arcade est une attraction. Il a fait ses preuves comme coureur sur les routes martiniquaises, mais aussi comme manager. Le trinitéen qui s’occupe du club lamentinois au lieu du CCT, le club de son père faute d’argent, a reçu une feuille de route qui le motive. La direction du club lamentinois lui a demandé de participer aux courses mais l’ancien vainqueur du tour n’est pas emballé par un retour à la compétition. Il préfère se consacrer à la formation des coureurs et à la détection des talents. Une façon bien à lui d’imposer sa marque de fabrique. Hervé Arcade sait que le poste de conseiller technique régional de cyclisme n’existe plus. Un technicien venu de l’hexagone et ayant le bagage qu’il faut sera bientôt nommé pour s’occuper des trois régions Antilles-Guyane, avec comme base de départ la Guadeloupe qui dispose d’un vélodrome.  Il fera avant tout de la formation pour que des cadres techniques aient les diplômes requis. La plupart des clubs qui ont de gros problèmes d’argent font ce qu’ils peuvent pour encadrer les coureurs. Il y a certes un conseiller d’animation cycliste Mickael Roy qui s’occupe du Pôle outre-mer à Acajou, mais il dépend du comité régional cycliste. Dire que Mickael Roy est menacé et ses mois comptés à la tête du Pôle Outre-mer avec la présence en Martinique d’Hervé Arcade au CV spectaculaire, on ne peut pas vite aller en besogne. Hervé Arcade a un contrat de travail au Madinina Bikers. Eddy Marie-Sainte  qui a investi gros dans  Hervé Arcade prendrait très mal toute opération de débauchage. Le comité régional cycliste qui voit d’un bon œil l’arrivée d’Hervé Arcade n’a aucun projet sportif pour lui. Il n’a pas les moyens de le rétribuer convenablement et de se passer pour le moment des services de Mickael Roy. Un spécialiste de cyclisme qui n’a pas démérité. Alfred Defontis se contente d’observer les états de service de l’ancien champion au Madinina Bikers.  Un tremplin qui ouvre cependant  des perspectives au trinitéen. Ce dernier, à cause de sa forte personnalité met de la pression malgré lui sur les autres cadres techniques que sont Mickael Roy et Moise Rondel. Il n’est pas exclu qu’Hervé Arcade  intègre la commission technique du comité régional cycliste sans plus. Le  vainqueur du tour 2004 n’est pas non plus  un sélectionneur en puissance pour remplacer Moise Rondel. L’appétit vient en mangeant, c’est connu, il n’empêche que le manager du Madinina Bikers est dans la situation d’un cycliste qui doit obtenir impérativement de bons résultats.

Le Madinina Bikers est convaincu d’avoir fait le bon choix en jouant la carte Arcade. Eddy Marie-Sainte, homme de challenge, n’est pas du genre à se tromper. Il compte beaucoup sur Hervé Arcade pour faire du bon boulot. Et les prochaines épreuves permettront de tester la compétitivité du Madinina Bikers version Hervé Arcade

Serait-ce l’année du Madinina Bikers avec l’effet Hervé Arcade ? Luc Edon.

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Tony DELSHAM. Réflexions sur L’établissement public foncier local

Tony DELSHAM. Réflexions sur L’établissement public foncier local

10 décembre 2011 | Comments (1)

La Martinique vient de se doter d’un établissement public foncier local confié, par le psdt de la Région Mq  à Luc-Louison Clémenté…Mais n’est-il pas trop tard ? Tony Delsham, qui en a tant vue dans sa carrière de journaliste et d’observateur lucide de la société martiniquaise, évalue ici (Voir aussi l’article complet dans ANTILLA), ce que peut encore apporter cette nouvelle structure à la gestion « rationnelle » de nos terres…

L’établissement public foncier local :
mieux vaut tard que jamais…, par TONY DELSHAM

 

Tony Delsham (Photos Mike Irasque)

 

 

La Martinique vient de se doter d’un établissement public foncier local…
L’intitulé parle de lui-même. Il s’agit, à l’évidence de gérer au mieux le foncier, notamment la terre, afin de l’utiliser dans l’intérêt général. Mieux vaut tard que jamais serait-on tenté de dire. En effet, l’idéal serait que cet établissement ait été installé dès après le 22 mai 1848, mais nous savons que les pères de cette étape importante ne menaient pas, à ce moment de notre histoire, une guerre de libération nationale. Nous savons qu’ils entendaient, avant tout, bénéficier des avantages promis par la révolution française, à travers le concept : Liberté Égalité Fraternité. Demande renouvelée en 1946, puis par 80 % des Martiniquais en 2010. Nos aînés ne revendiquaient pas le droit d’une gestion indépendante ni même autonome. Mon discours signifie-t-il que les jeux sont faits, qu’il est désormais trop tard ? Bien sûr que non, mais la difficulté est multipliée par des cents et des mille. En matière de foncier l’anarchie domine du nord au sud et de l’est à l’ouest. Les maires de nos différentes communes ont eu les plus grandes difficultés à loger leurs administrés, la plupart des espaces étant historiquement morcelés entre les grandes familles mulâtres et békés. Je me souviens parfaitement de l’occupation des alentours de Fort-de-France, notamment Sainte-Thérèse, Renéville, Volga plage, etc. C’est miracle que ces quartiers, et ceux des communes, jusqu’à ce jour, n’aient à déplorer aucune catastrophe majeure. Preuve que la débrouillardise ancestrale, aidée par le savoir-faire des municipalités, maîtrisaient parfaitement la science de la construction.
Que faire aujourd’hui ?
Tout. Aujourd’hui le sol tremble de plus en plus. L’eau s’invite partout. L’Établissement Public Foncier en précisant Local, annonce la couleur. C’est l’affirmation d’une prise de responsabilité et tentative désespérée de sauver ce qui peut l’être. Nous savons que de bonnes terres agricoles ont été offertes à la spéculation immobilière alors que la technologie permettait des constructions sur terrains rocailleux. Espérons que les surfaces repérées seront suffisantes pour assurer notre survie alimentaire tout en sachant que l’adversaire habituel, le produit importé, sera toujours présent. Et, il n’est pas sûr que notre portefeuille nous suive dans notre souhait d’une production locale, fut-elle destinée à faire face à une faillite de l’importation. Car, pour faire un fruit à pain, une igname, un chou, mon Dieu que c’est long ! Or, c’est dans l’immédiat qu’il nous faut nos trois repas par jour. Mais malgré tout et pour conclure, grâce à l’EPFL nous saurons désormais les zones riches pour la culture et les zones à risques où il est formellement déconseillé, voire interdit, de construire. Il ne restera plus qu’à faire respecter la loi, sans craindre un effet boutique de Sainte-Thérèse.

Tony DELSHAM

 

 

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Gérard Dorwling-Carter. Problèmes économiques: quelles solutions, quelles actions ?

Gérard Dorwling-Carter. Problèmes économiques: quelles solutions, quelles actions ?

9 décembre 2011 | Comments (0)

Le crise est mondiale mais, ces jours-ci, c’est  l’Europe qui la subit de plein fouet. Avec les risques considérables que l’on aperçoit à peine. Alors que peut-on faire ? Que pourrait-on faire ? C’est à cette perspective que s’attelle Gérard Dorwling-Carter. Une réflexion utile…

Gérard Dorwling-Carter--(Photo MI)

Problèmes économiques : quelles solutions, quelles actions ?

La nouvelle est tombée sur les téléscripteurs des agences d’information,  a été transmise aux « marchés » pour apaiser l’angoisse de ces derniers et permettre la reprise des activités économiques. En effet, les principales Banques centrales occidentales ont fait savoir qu’elles abonderaient les économies des pays européens et permettraient le sauvetage de l’euro et des économies européennes.
En fait, quand on y réfléchit bien, cela veut dire que les banquiers centraux ont fait passer le mot qu’ils imprimeraient autant d’argent que nécessaire, car il faut bien comprendre que les banques centrales ont le pouvoir de créer de « l’argent » à partir de rien. Donc au-delà des illusions que l’on peut créer dans le domaine de l’économique, que s’est-il vraiment passé ? Les banquiers centraux ont fait passer le mot qu’ils imprimeraient autant d’argent que nécessaire. Qu’y a-t-il de nouveau là-dedans ? Car en fait N’est-ce pas ce qu’ils font depuis le début ?  Qu’y a-t-il de vraiment neuf ? Pas grand-chose.
L’argent ne vient pas du ciel, d’une puissance immanente qui reverserait comme la manne déserte dans le désert durant la longue marche des juifs qui avaient fui l’Egypte. Ce sont les planches à billets des imprimeries nationales qui- sur commande des Banques centrales- produisent les billets de banque qui sont mis en circulation. Simplement qu’il est rendu nécessaire que l’endettement des pays concernés par rapport à son PIB ne soit pas trop élevé pour que la monnaie ainsi créée ne soit pas trop dévaluée.
La question est de se demander, au-delà de ce théâtre d’ombres que représentent les « marchés », les « places boursières » si du fait que les banques favorisent les investisseur dits « obligataires » que les pauvres deviendront moins pauvres.
Si les spéculateurs ainsi rassurés, parce qu’aidé vont inventer et créer de nouvelles industries favorables à la croissance et à l’emploi ? Ces favorisés vont-ils en échange créer des entreprises créant de véritables richesses ?
Mieux, s’il est possible aux banquiers centraux d’ainsi imprimer de l’argent, pourquoi les consommateurs devraient être contraints de réduire leurs dépenses, se serrer ainsi la serrure comme on le leur demande quand les opulents deviennent de plus en plus opulents ?
Enfin, on se sent de plus en plus « piégé » en cette veille d’échéances électorales majeures,  du fait des  manipulations de toutes sortes qui sont le fait du personnel politique qui a recours aux arguments pseudo économiques pour affirmer leurs desseins politiques.
Il en est ainsi de ce fameux triple AAA qui est une note accordée par des agences de notation aux pays et qui leur permet d’obtenir un taux d’emprunt sur les marchés pour financer leurs projets et surtout l’amortissement de leur dette. En ce sens, la France est d’autant plus accrochée à la conservation de sa cotation AAA qu’il en dépend aussi la réélection de M. Nicolas Sarkozy à la prochaine élection présidentielle. En ce sens on a pu dire que le triple AAA devient le graal de Nicolas Sarkozy…
Venons-en au rôle et à la fonction de la Banque centrale européenne dans la résolution des « problèmes économiques » qui préoccupent tout le monde. Ce d’autant plus qu’à plus de 8000 kilomètres de l’Europe, notre quotidien est influencé par ce qui s’y passe.
Cette entité, tout d’abord ne fonctionne  pas comme la Réserve fédérale ou la Banque centrale française, elle a pour fonction d’assurer la stabilité de la monnaie européenne. Elle ne s’inscrit pas dans le contexte d’une une union budgétaire favorable ayant une latitude d’intervention pour la zone euro. Le bon sens le plus élémentaire exigerait – s’il n’était pas privilégié la satisfaction d’autres exigences que l’intérêt des populations européennes -  parce que l’on partage  une même monnaie, qu’une  Banque centrale puisse intervenir sur le marché primaire directement pour financer les banques, plutôt que celles-ci s’approvisionnent sur le marché secondaire à des taux hasardeux et dépendant de facteurs multiples et divers dont … cette fameuse notation du triple A.
Enfin, reste le mythe de la « souveraineté budgétaire » des Etats de la communauté qui entraîne pour certains d’entre eux les interventions dans des conditions qui frisent l’humiliation devient de plus en plus inadapté à la situation actuelle de l’économie mondiale et européenne. Certes, il sera difficile de « judiciariser » le processus d’adoption des budgets des Etats européens, se soumettre à Bruxelles les choix qui seront pris pour la conduite des économies nationales. Mais ne vaut-il pas mieux un contrôle à priori que ces interventions tardives, quand la situation des Etats devient catastrophique, ce d’autant plus que tous les Etats européens seraient – selon les normes de ces fameuses agences de notation en état de récession.
Gérard Dorwling-Carter

 

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POLEMIQUE autour de propos prêtés au Recteur de la Martinique

POLEMIQUE autour de propos prêtés au Recteur de la Martinique

8 décembre 2011 | Comments (1)

Ces propos auraient été prononcés à SAINT-DOMINGUE. Le Recteur, André Siganos, s’en défend. L’UNSA Education, fédération des métiers de l’Education, et ses syndicats expriment leur indignation. Le SNES « révolté » a pris acte, sous réserve, du démenti…

L’UNSA-EDUCATION  : « DES PROPOS INACCEPTABLES »

« La Martinique est un pays tellement petit qu’il n’est pas sûr que vous puissiez le distinguer sur une carte… Dans ce pays, les gens n’ont pas encore acquis le sens du travail et, par exemple, la plupart du temps, les femmes se réveillent à neuf heures du matin sans trop savoir à quoi occuper leurs journées… Les Martiniquais sont des gens qui s’entêtent à parler le créole alors que cet idiome ne sert à rien et n’ouvre sur aucun débouché professionnel… La littérature martiniquaise est complètement fermée sur elle-même et ne traite que de sujets nombrilistes, qui tournent en rond etc., etc. »
Par ces caricatures viles et inacceptables, ce haut responsable en nous dénigrant, s’attaque à ce que nous sommes, des créolophones ; nos écrivains, malgré notre littérature reconnue dans le monde ; notre culture, méprisant notre diversité ; la dignité des travailleurs martiniquais ; et plus particulièrement la dignité des femmes de la martinique.
De plus, lors du dialogue de gestion avec le ministère, il s’est même autorisé à dénigrer, tant les chefs d’établissement, que les chefs de service de l’académie. Quand on occupe un poste à responsabilités aussi élevées, dans la république française et que l’on tient de tels propos, manifeste-t-on tout le respect dû à la population auprès de laquelle on exerce ?
Même s’il est vrai que l’affectation à ce poste relève du ministère, il est aussi vrai que, le retour peut être exigé par ce même ministère. Alors, dans une telle situation, plutôt que d’exiger que l’on se taise faisant valoir une obligation de réserve, ce haut fonctionnaire s’honorerait en présentant des excuses à la population martiniquais

 

« Le Recteur est outré que l’on ait pu lui prêter  des propos qu’il jugerait évidemment  lui-même inacceptables. »


Coomuniqué : « Les propos qu’il a tenus lors d’une conférence à Saint-Domingue n’entretiennent en effet qu’un très lointain lien avec ce qui est prétendument rapporté.
Il s’exprimait, à la demande des organisateurs, sur l’insertion professionnelle des jeunes en Martinique et s’appuyait, pour ce faire, sur le rapport du conseil économique et social régional de Martinique : « la jeunesse martiniquaise de 2010, priorités des deux prochaines décennies ».
Il a effectivement dit que la Martinique était un petit territoire comparé à celui de Saint-Domingue; il s’est inquiété, comme il a pu l’entendre formuler par de nombreux responsables martiniquais, de ce que des jeunes aujourd’hui aient pu ne jamais voir leur mère travailler, compte tenu du chômage persistant.
Quant au créole, comment pourrait-il en nier l’importance, lui qui est l’auteur d’une circulaire permettant à toute école de Martinique d’organiser un enseignement hebdomadaire de créole d’une heure et demie et ceci au détriment de l’enseignement du français? N’a-t-il pas également organisé la signature de la convention sur le créole entre le Président du Conseil Régional, Serge Letchimy et le Ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, Luc Chatel ?  Enfin, pour ce qui est de la littérature, non seulement il n’y a pas fait la moindre allusion, le thème ne s’y prêtant pas, mais sa lecture des grands classiques de la littérature antillaise est connue de tous.
Le Recteur s’interroge donc sur ce qui ressemble fort à une cabale et se dit très déçu qu’on ait pu prêter foi à des allégations aussi grossièrement construites.
Enfin, pour ce qui concerne les affaires internes à l’administration de l’Éducation Nationale, le Recteur s’adressera très prochainement aux syndicats concernés et aux membres de la communauté éducative, comme il l’a toujours fait.  »

 

LE SNES, « révolté » a pris acte du démenti, sous réserve…

COMMUNIQUE DE PRESSE DU BUREAU DU SNES MARTINIQUE
Le bureau du SNES Martinique a été particulièrement révolté par les récents propos prêtés au
recteur, si ces derniers avaient la moindre once de véracité. Il serait en effet particulièrement
grave qu’un haut fonctionnaire tienne des propos racistes, de surcroît à l’étranger.
Le bureau du SNES Martinique a pris acte du démenti publié par le recteur sous réserve que
rien ne vienne démanteler cette ligne de défense? Signé par Yvon JOSEPH-HENRI – Secrétaire Académique adjoint – Snes Martinique

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LAMENTIN-MARTINIQUE: Rendez-vous aux cyberbases et les 8, 10 et 16 déc.…

8 décembre 2011 | Comments (1)

MISE EN PLACE  DU PASSEPORT INTERNET MULTIMEDIA DANS LES CYBER-BASES DU LAMENTIN
RANDO-NUIT EN KAYAK A CALIFORNIE AU LAMENTIN LE 16 DECEMBRE 2011
MINI-MARCHE DE NOEL A L’ÉCOLE PRIMAIRE DE CROIX RIVAIL AU LAMENTIN  LE SAMEDI 10 DECEMBRE 2011
FORUM DE L’ASSOCIATION  « REGARDONS-LES AUTREMENT »  POUR LES COLLEGIENS SUR LES METIERS DE LA SANTE

ET DU SOCIAL

>> MISE EN PLACE  DU PASSEPORT INTERNET MULTIMEDIA DANS LES CYBER-BASES DU LAMENTIN
Le Maire de la Ville du Lamentin vous invite à vous inscrire nombreux aux différentes sessions pour découvrir le PIM, Passeport Internet et Multimédia, mis en place dans le réseau des cyber bases.
Le passeport Internet Multimédia est destiné à tous les publics qui souhaitent s’initier aux outils et usages numériques et évaluer leur aptitude à utiliser un ordinateur et Internet.
Le nombre de places étant limitées, les inscriptions se font par téléphone ou sur place jusqu’au 12 décembre pour la cyber-base d’Acajou et jusqu’au 16 décembre pour la cyber-base de Pelletier.
Pour tout information, vous pouvez joindre la cyber-base du bourg au 0596-52-73-85, celle d’Acajou au 0596-55-75-99 ou la cyber-base de Pelletier au 0596-39-01-02.

>> ANDO-NUIT EN KAYAK A CALIFORNIE AU LAMENTIN LE 16 DECEMBRE 2011
En compagnie de moniteurs diplômés et expérimentés et bateau de sécurité, l’association l’Alliance de Californie vous invite à sa rando-nuit en kayak le vendredi 16 décembre 2011.
A la lueur des flambeaux, départ sur la plage de Californie à 19h30 et arrivée avec une collation vers 21h30 au rythme des tambours et des ti-bwa.
Les équipements, lampes frontales, gilets, kayaks, pagaies, sont fournis. Le nombre de places est limité à 50.
Tarif unique: 22 euros en pré-vente uniquement. Inscription avant le lundi 12 décembre 2011. Infoline au 0696-08-35-12.

>> MINI-MARCHE DE NOEL A L’ÉCOLE PRIMAIRE DE CROIX RIVAIL AU LAMENTIN  LE SAMEDI 10 DECEMBRE 2011
Le Maire de la Ville du Lamentin, la communauté scolaire et le comité des parents d’élèves vous invitent au mini-marché de Noël
Ce samedi 10 décembre 2011 de 8h30 à 12h à l’école primaire de Croix-Rivail au Lamentin
Venez nombreux faire vos achats de fin d’année dans une ambiance conviviale et au profit d’un voyage scolaire et de la réalisation d’un court métrage.
Vous y trouverez fruits et légumes, plantes médicinales, confiseries, objets de l’artisanat réalisés par les enfants et les agents, boissons, vêtements,…
Infoline auprès de l’école primaire de Croix-Rivail 0596-51-22-52.

>> FORUM DE L’ASSOCIATION  « REGARDONS-LES AUTREMENT »  POUR LES COLLEGIENS SUR LES METIERS DE LA SANTE
ET DU SOCIAL AU PALAIS DES SPORTS DU LAMENTIN LE JEUDI 8 DECEMBRE 2011
Le Maire de la Ville du Lamentin et l’association lamentinoise « Regardons-Les Autrement » invitent votre organe de presse au forum d’information à l’attention des collégiens sur les métiers de la santé
L’évolution démographique, l’augmentation du nombre des personnes âgées constituent un potentiel de développement sur le marché de l’emploi dans les secteurs du médical, social et surtout paramédical.
Face à ces perspectives, l’association Regardons-Les Autrement organise la 4ème édition de ce forum des métiers sur le thème de la santé et du social en collaboration de la ville du Lamentin et de l’Académie de Martinique.
C’est un millier de collégiens solarisés en provenance de tous les collèges de Martinique, élèves en classes de 4ème et 3ème, ainsi que les élèves des lycées professionnels qui sont attendus au palais des sports du Lamentin. Ce forum est un véritable lieu d’échange et de contacts où les élèves pourront dialoguer avec les professionnels pour recueillir toutes les informations sur les compétences requises pour les différents types de métiers et les possibilités d’accès.
Les jeunes auront face à eux de nombreux intervenants, tant responsables d’enseignements que professionnels pour les sensibiliser sur les formations et les débouchés qu’offre leur secteur d’activité (médecin, infirmier, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, maïeuticien (sage-femme), dentiste, pharmacien, laborantin, ambulancier, naturopathe, orthophoniste, psychologue, infirmière-puéricultrice, auxiliaire de vie, services à la personne, esthéticienne, auxiliaire de puériculture, éducateur spécialisé, agent de développement social urbain, pompiers, ADARPA (prestation autour de la personne âgée), et aussi, la Gendarmerie, la Police, le Régiment du Service Militaire Adapté (RSMA).
Au cours de cette journée, des jeux de rôles seront réalisés avec les élèves qui seront mis en situation avec chaque corps de métier.
Voici le déroulement de la manifestation :
- 8h : Accueil des jeunes et accompagnateurs
- 8h30 : Allocutions
- 9h : Ouverture du forum
- 11h : Jeu de rôle sur les métiers avec les élèves
- 12h : Mot de remerciements aux participants de cette matinée
- 12h10 : Déjeuner
- 13h30 : Reprise de la manifestation
- 16h30 : Mot de remerciements et clôture de la manifestation

Pour tout contact : Cabinet du Maire – Service Communication Externe et des Relations avec la Presse de la Ville du Lamentin au 0596-66-68-88 postes 555 ou 461 ou au 0696-22-25-65.

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A 62 ans, Georges Bernard Mauvois nous a quittés

A 62 ans, Georges Bernard Mauvois nous a quittés

8 décembre 2011 | Comments (1)

Georges Bernard Mauvois (GBM) nous a quittés le 6 décembre à l’âge de 62 ans. Son père est Georges Eluthere Mauvois, le dirigeant du PCM qui a été victime de l’ordonnance « scélérate » de 1961.
GBM  a écrit plusieurs ouvrages dont  « Un complot d’esclaves : Martinique, 1831″,  » Louis des Étages 1873-1925 : itinéraire d’un homme politique…

Nous publions ici en hommage, le texte d’une analyse qu’il avait faite lors de la cérémonie lorsque ce LEP de Cluny  reçut le nom de « André Aliker ». Nous publions également  les  témoignages de condoléances rendus publics.

Georges Bernard Mauvois

AU LEP ANDRE ALIKER

Vendredi 23 avril, le LEP Cluny s’appellera désormais LEP André Aliker. Dans nos colonnes, cette semaine, l’hommage de l’historien Georges Mauvois par le simple rappel du parcours du pionnier de la presse libre à la Martinique.

« Ce bref parcours est celuid’un vrai combattant… Pour commencer, suivons les premiers pas de son enfance. Que sait-on à propos des parents d’André Aliker ? Ce que nous apprend l’État-civil est quelque peu sommaire.
La mère d’André Aliker se prénomme Louise-Anne. On la surnommait « Fenfemme », selon ce que nous a communiqué l’un de ses nombreux fils (1). Louise-Anne Aliker est une lamentinoise, native du quartier Sarraut.
Le père se nomme M. Mauconduit. Il est comptable à l’usine Soudon (Lamentin). De sa longue union avec Louise-Anne Aliker vont naître quatorze enfants. Il faut retrancher de cette nombreuse progéniture les décès survenus précocement : seulement sept des enfants du couple (six garçons et une fille) ont survécu aux maladies de la première enfance.
Les aînés des enfants Aliker grandissent au quartier Sarraut, peuplé d’ouvriers agricoles et de petits propriétaires. André est le second des fils. Il est né le 10 février 1894. Enfant issu du peuple, il lui faut parcourir à pied sept kilomètres pour se rendre chaque jour à l’école ; autant pour en revenir. André obtient néanmoins son Certificat d’Études en 1906.
Muni de ce sésame à l’âge de douze ans, il entame ensuite au Lamentin l’apprentissage du métier de charpentier. Le jeune André Aliker exerce ce métier pendant quelques années ; puis il se tourne vers d’autres activités qui l’amènent à Fort-de-France. Il devient employé de commerce au « bord de mer », à l’heure où la ville connaît une notable croissance de son activité commerciale.
Nous sommes au lendemain de la brutale disparition du négoce de Saint-Pierre. Par nécessité, le commerce foyalais hérite de maintes fonctions jusqu’alors dévolues aux commerçants pierrotins.

Médaille militaire

Quand la guerre éclate en 1914, André Aliker se porte — par deux fois – volontaire pour partir au combat. Mais ses premières démarches sont vaines. Les autorités militaires le réforment pour déficience physique. D’autres que lui eussent sans doute accepté le verdict des médecins militaires. Il s’entête au contraire. Ce jeune patriote veut — coûte que coûte — partir combattre en Europe. Il décide alors de s’imposer un régime intensif de suralimentation et de musculation. Ce régime modifie suffisamment son physique pour qu’on le reconnaisse enfin BSA (Bon pour le Service Armé) lors de sa troisième demande.
Il part donc au front. Il en reviendra gazé et ayant perdu la vue pendant quelques jours. Comme beaucoup d’autres combattants marqués par leur participation à la « grande guerre », l’homme a peu fait état de sa contribution guerrière. On a fort peu d’informations concernant ses divers engagements en Europe. Il y a toutefois une chose dont la documentation militaire fait foi : il a fait preuve du plus grand courage au cours des combats ; et ses supérieurs hiérarchiques en attestent dans cette citation à l’ordre du régiment : « Modèle parfait de dévouement et de courage. Toujours volontaire pour les missions périlleuses au cours desquelles il entraîne ses hommes par son allant, son mépris du danger ».

Entre commerce et militantisme

Démobilisé en 1918, Aliker revient aux Antilles. Désormais acquis aux idées socialistes, et quelque peu revenu de son patriotisme d’avant-guerre, il est embauché à Fort-de-France comme commis dans la maison de commerce « Desmé-Démare ». Sur cette période de sa vie, nous disposons du témoignage de son frère Pierre qui eut l’occasion de l’accompagner dans ses voyages à travers l’île (tous deux étant juchés sur un de ces véhicules hippomobiles qui sillonnaient alors les grands chemins de la Martinique).
Ce ne sont pas des voyages d’agrément, mais avant tout des tournées professionnelles consacrées à visiter la clientèle des communes. Souvenir ému d’un petit frère : « André était mon grand frère, de quatorze ans mon aîné. Il était commis voyageur. C’est grâce à lui que j’ai découvert très tôt la Martinique […]. Avec lui j’ai pu, en l’accompagnant, parcourir la Martinique du Nord au Sud » (2).
Ces périples à travers l’île s’achèvent lorsqu’André Aliker ouvre un commerce de détail à la rue Blénac de Fort-de-France. Puis il décide de s’installer à son compte au « bord de mer », s’adonnant au commerce de gros et demi-gros à partir de 1923. Une voie toute droite lui semble offerte : celle d’un entreprenant commerçant foyalais.
À l’âge de trente-deux ans, il se marie à une jeune fille de Ducos, Émilie Ténitri. De cette union, trois enfants naîtront, dont deux d’entre eux ont survécu. Mais dès cette époque André n’est pas seulement le jeune père d’Alex et Mirette. L’homme s’engage aussi dans la vie publique. L’action politique et syndicale l’attire. Gagné aux idéaux marxistes, il prend part aux activités du groupe « Jean Jaurès ». Il s’agit du groupe communiste fondé en Martinique en 1920. Bientôt il devient le gérant du journal « Justice », organe hebdomadaire des communistes martiniquais. Aliker y fait paraître des notes souvent brèves et incisives qu’il signe des pseudonymes « Zoupa » ou « L’œil de Moscou ».
« Il était infatigable, on le voyait partout, à tout moment. Il semble tout voir : les petits scandales de l’administration, les injustices et les abus des patrons. Il est la bête noire du patronat, des cléricaux, de la haute administration. C’était l’homme de la rue, des chantiers et des champs » (3).
Ce témoignage tardif est de Georges Gratiant. Tout jeune homme alors, le futur maire du Lamentin a en effet connu André Aliker au début des années 1930. Gratiant et d’autres pionniers de l’action ouvrière nous aident à mieux comprendre le difficile contexte dans lequel agissaient des militants communistes comme Monnerot, Del, Duféal, Bissol. L’histoire ouvrière de la Martinique est jalonnée de tentatives organisationnelles éphémères, à une époque où même le fait syndical se trouve souvent banni des entreprises martiniquaises. Des progrès se manifestent toutefois dans quelques rares corporations urbaines, comme celle des charbonnières du port — aux côtés desquelles s’active Aliker en 1925 —. Il faut aussi rappeler que, dans le quotidien du militant politique des années trente, la violence n’est jamais loin… Au contraire, tous les rédacteurs de « Justice » n’ignorent rien des épisodes sanglants qui ont jalonné le premier tiers du XXè siècle martiniquais :
- 10 février 1900 : Fusillade lors de la grève des travailleurs de la canne, au François (dix morts).
- 29 avril 1908 : Assassinat d’Antoine Siger, maire de Fort-de-France.
- 23 février 1923 : Fusillade de Bassignac, à Basse-Pointe.
- 24 mai 1925 : Meurtre de Louis des Étages et Charles Zizine, tous deux abattus par un gendarme à Ducos ; fusillade du Diamant le même jour, sous le gouvernorat du tout-puissant Richard.

Atann toujou…

Tous ces faits sont connus, et souvent évoqués dans l’hebdomadaire d’André Aliker. Engagé dans une lutte de tous les instants, l’homme n’ignore rien des risques personnels qu’il encourt. Comment aborde-t-il ces risques ? En toute lucidité, sans hâte excessive et irresponsable, comme l’atteste cette brève réponse donnée par le gérant de « Justice » à un tout jeune homme — Louis Adrassé en l’occurrence, trop jeune à son goût — qui lui manifestait son souhait de s’engager à ses côtés : « Pòkò, pòkò… Atann toujou… ».
L’homme veille aussi à assurer au journal « Justice » une parution régulière. Il le fait au besoin en requérant sans trop de ménagements l’appui financier des lecteurs les plus proches de la ligne éditoriale du journal. Aliker est un tempérament chaleureux, certes, mais c’est aussi un gestionnaire exigeant et rigoureux. Lisons ce qu’en a dit Georges Gratiant dans une des conférences où il évoquait les traits du journaliste engagé dans une lutte incessante : « Taille moyenne, allure athlétique, il passait vite du gros rire à l’attaque violente… Sa rudesse cachait cependant un grand cœur épris de justice » (4).

Le scandale Aubéry

Le 4 mai 1933 paraît en première page de « Justice » un article signé « L’œil de Moscou ». Le titre de l’article est celui-ci : « Martinique contre Aubéry ». Il est suivi d’une question posée aux élus du Conseil général : « À quel point en est le procès de la colonie contre le châtelain Aubéry ? »
Qui est Aubéry ? Il s’agit du directeur de l’usine de Lareinty, un notable « béké » alors connu de tous en Martinique. Marié à Berthe Hayot (fille du président du Conseil général Gabriel Hayot), Eugène Aubéry est au premier rang des fortunes martiniquaises. Son château de Croix Rivail est l’un des lieux de rendez-vous des notabilités de l’île. L’indéniable influence qu’exerce Aubéry n’est toutefois pas sans limites.
Depuis quatre ans, les services fiscaux de la Martinique — alors dirigés par un homme intègre, Théodore Baude — réclament à l’épouse d’Eugène Aubéry une somme de plus de six millions de francs. Suite à une condamnation prononcée à leur encontre en première instance, les époux Aubéry ont engagé une procédure en appel. Celle-ci leur a été favorable. Cependant le Conseil général de la Martinique a décidé de présenter un pourvoi devant la Cour de cassation. Le pourvoi est enregistré à la Cour le 15 décembre 1930, mais les martiniquais apprendront par la suite que le gouverneur Gerbinis — sur directive du ministre des Colonies — a effectué sans bruit le retrait du pourvoi. C’est précisément ce désistement que les rédacteurs de « Justice » jugent scandaleux. Aliker s’emploie à dénoncer publiquement cette reculade en soulignant le lourd préjudice subi par la Colonie.
Le 7 juin 1933, au cours d’une session du Conseil général, plusieurs élus de gauche — au premier rang desquels intervient le docteur Lucien Cognet — réclament des explications aux autorités. Mais ils sont mis en minorité lors du vote d’une motion de protestation. La contestation des élus semble donc jugulée. Ceci n’empêche pas « Justice » de revenir à la charge dès le 11 juillet 1933 en tirant parti d’une plainte déposée contre Aubéry par un de ses plus proches et anciens lieutenants (Emmanuel de Lacoste).
L’impact de cette édition du 11 juillet est considérable. Seul organe de presse engagé dans une bataille qui passionne l’opinion martiniquaise, « Justice » révèle les liens financiers occultes établis entre le directeur de Lareinty et deux magistrats de Fort-de-France ayant participé au jugement en appel de l’affaire Aubéry. Sont aussi mis en cause plusieurs hauts fonctionnaires de la colonie, de même que le sénateur Henry Lémery dont le dévouement pour son « ami très cher » est notoire.
Peu de jours avant qu’éclate le coup de tonnerre du 11 juillet, le gendre d’Aubéry — nommé Lavigne Sainte-Suzanne — s’est rendu au magasin d’Aliker. Les deux hommes se connaissent d’assez longue date. À son téméraire interlocuteur le gendre d’Aubéry assure que « son beau-père est très large et reconnaissant… » ; mais ces paroles et cette entrevue ne restent pas longtemps confidentielles.
Elles sont presqu’aussitôt connues des lecteurs de « Justice », car André Aliker les en informe lui-même. Le journaliste relate aussi un second entretien survenu — quelques jours plus tard — avec le même gendre-émissaire : « Il est revenu le vendredi 7 et je lui ai fait entendre qu’il ne faut pas nous juger d’après certains Martiniquais ».
Les tentatives de corruption ont donc tourné court.. Sans faillir ni faiblir, le gérant de « Justice » poursuit ses révélations. Dès lors, les menaces se précisent. Le 3 novembre 1933, André Aliker se rend à un spectacle du cirque Dumbar, avec sa femme et ses enfants. Dans le public, un petit groupe le prend violemment à partie. L’un de ses agresseurs est un employé d’Eugène Aubéry. Un autre le traite de « sale nègre » en lui portant un coup à la nuque. Le gérant de « Justice » porte plainte, avec certificat médical à l’appui.
Nouvelle et plus grave attaque, le 1er janvier 1934 à Fort-de-France : à la tombée de la nuit, Aliker est brusquement assailli par trois hommes. Ceux-ci le bâillonnent, le transportent dans une yole et le jettent par-dessus bord à bonne distance du littoral. Bon nageur, André Aliker parvient néanmoins à regagner le rivage. Dès le surlendemain, il dépose une nouvelle plainte et demande un permis de port d’arme (refusé).
Le 12 janvier 1934, vers 6 heures 30 du matin, un jeune garçon de quatorze ans découvre un cadavre que les vagues viennent d’apporter sur la plage de Fonds-Bourlet, à Case-Pilote. Le garçon alerte son père. Bientôt arrivent gendarmes et médecins légistes. Une enquête biaisée et bâclée commence, tandis que tout un peuple s’indigne et réclame justice… Depuis lors, l’hommage au combattant n’a jamais cessé. « Saluons cet homme bien bas », a écrit la journaliste française Madeleine Paz dans un remarquable article qu’elle consacra à l’affaire Aliker : « Il osa porter le fer rouge dans la plaie purulente que son pays portait au flanc » (5).
Georges B. MAUVOIS
Historien »

(1) Nos remerciements à M. Pierre Aliker pour son témoignage et à M. Georges Aliker pour sa précieuse contribution documentaire.
(2) Pierre Aliker, Entretien accordé à l’hebdomadaire Antilla, n° 12, mai 1982.
(3) Georges Gratiant, Allocution du quarantième anniversaire, cité par Armand Nicolas, in Le Combat d’André Aliker, Fort-de-France, 1974.
(4) G. Gratiant, Conférence au Ciné Théâtre (janvier 1970).
(5) Madeleine Paz, L’affaire Aliker, in Les Cahiers des Droits de l’Homme, 20 février 1936, Paris.

 

MESSAGES DE CONDOLEANCES

 

LE MPREOM (Gabriel LUCE)

COMMUNIQUE DU Mpréom suite à la disparition de Georges MAUVOIS ( TI-JO) « INTELLIGENT , SUBTIL,CULTIVE,  PRECOCE ET CONVAINCU PATRIOTE, HISTORIEN DE GRANDE QUALITE, BON PEDAGOGUE, PROFOND ET ORIGINAL MARQUEUR DE PAROLES,SYMBOLE D’HUMILITE ET DU CONSENSUS, TELS FURENT, SELON NOUS, LES PRINCIPAUX ATOUTS DE CE GRAND MARTINIQUAIS QU’A ETE NOTRE REGRETTE « TI-JO ». – SINCERES CONDOLEANCES A SES PARENTS ET PROCHES – POUR LE Mpréom

EUGENE LARCHER,Président de la Communauté d’Agglomération Espace Sud Martinique

J’ai appris avec tristesse la nouvelle du décès de « Ti-Jo » Mauvois.
Je tiens à saluer la mémoire de celui qui aura apporté une incontestable et précieuse contribution à la connaissance de notre histoire martiniquaise en réussissant constamment à allier la rigueur de la recherche et le talent pédagogique.
Son engagement et son action militante traduisaient invariablement un profond attachement aux grandes valeurs de solidarité et de progrès, d’émancipation et de dignité des peuples, singulièrement du peuple martiniquais.
Tous ceux qui l’ont côtoyé garderont le souvenir de sa gentillesse naturelle, de sa grande simplicité et de sa vive intelligence.
Au nom de tous les élus de la Communauté Espace Sud, je présente à son épouse, à ses enfants, à sa famille et à ses proches, mes très sincères condoléances.
Le 7 décembre 2011 – Eugène LARCHER – Président de la Communauté d’Agglomération – Espace Sud Martinique

CLAUDE LISE – Rassemblement Démocratique pour la Martinique
C’est avec une très grande tristesse que j’ai appris la nouvelle de la disparition de Georges « Ti-Jo » MAUVOIS.
Je tiens à rendre hommage à celui qui était animé d’une véritable passion de la recherche historique et dont le travail nous laisse une approche riche et originale d’importants épisodes de l’histoire de la Martinique.
Il était doté d’un grand souci de la transmission, d’une volonté constante de mettre le savoir à la disposition du plus grand nombre.
Je salue aussi l’authentique militant de la cause martiniquaise ; attaché, d’une manière générale, à la construction d’un monde toujours plus juste, plus respectueux de la dignité des femmes, des hommes et des peuples.
Je n’oublie pas ses grandes qualités humaines et notamment cette humilité qui, chez lui, était la marque d’une curiosité toujours en éveil.
Je présente à son épouse, à ses enfants, à sa famille et à ses proches, mes très sincères condoléances.
Claude LISE – Secrétaire Général du R.D.M.

LUC CLEMENTE- Maire de Schoelcher – Vice-Président du Conseil Régional

C’est avec une grande émotion que j’ai appris la disparition de Georges Bernard MAUVOIS, plus connu sous le nom Ti-Jo Mauvois.
La disparition de ce grand intellectuel martiniquais laissera sans aucun doute un grand vide. Incontestablement nous perdons un chercheur passionné de l’histoire de notre région qui œuvrait sans relâche à la connaissance de l’histoire de la Caraïbe.
Grand ami d’Haïti, membre du Comité Devoir de Mémoire, il nous quitte le jour du 50ème anniversaire de la Mort de Frantz Fanon.
Je mesure l’étendue qu’une telle perte peut représenter pour la Martinique mais également pour tous les schoelchérois.
Je tiens en cette circonstance douloureuse à vous assurer de ma sympathie et mon soutien dans ce deuil qui frappe votre famille.
En mon nom personnel, et en celui de l’ensemble du conseil municipal, je vous présente, ainsi qu’à votre famille et à vos proches, mes plus sincères condoléances.
Luc CLEMENTE – Maire de Schoelcher – Vice-Président du Conseil Régional

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La FSU Martinique, en GREVE, le 15 décembre…

La FSU Martinique, en GREVE, le 15 décembre…

6 décembre 2011 | Comments (0)

La FSU Martinique informe l’ensemble de personnels de l’Education nationale dépendant du rectorat qu’elle a déposé localement un préavis de grève pour la journée du 15 décembre prochain.
En effet, plusieurs syndicats d’enseignants de notre fédération appellent à la grève nationale le 15 décembre pour protester contre la nouvelle forme de leur évaluation concoctée par le ministère.Nous rappelons que ces atteintes aux statuts des personnels se font au travers d’une réforme plus vaste qui embrasse toute la fonction publique afin de la privatiser.

 

Y Joseph-Henri , photo ADV

Face à un gouvernement qui tente une politique de la terre brûlée avant des élections présidentielles où il se sent menacé, il est important que tous les personnels de la fonction publique de l’Education se dressent unanimement pour rejeter cette réforme brutale qui aggravera les inégalités sociales.
L’Ecole publique, laïque, est le socle de l’égalité républicaine : elle doit d’autant plus le rester que notre société, minée par la seule valeur du profit, s’effondre inexorablement.
Yvon JOSEPH-HENRI
Secrétaire Départemental de la FSU Martinique

 

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DANIEL BOUKMAN: Pawol Fonmi-Fol…LE 16 déc. à la Bibliothèque Schœlcher…

DANIEL BOUKMAN: Pawol Fonmi-Fol…LE 16 déc. à la Bibliothèque Schœlcher…

6 décembre 2011 | Comments (0)

Vendredi 16 décembre 2011  18 heures 30 – Bibliothèque Schoelcher de Fort-de-France
Rencontre-débat avec Daniel BOUKMAN – autour de PAWOL FONMI-FOL où vous êtes cordialement invité(e)s.

Daniel BOUKMAN, photo Litampha

 

La Bibliothèque Schœlcher vous invite la rencontre avec Daniel BOUKMAN à l’occasion de la parution de son nouveau recueil : « Pawol fonmi-fol ».

C’est en Algérie indépendante que Daniel Boukman écrit ses premières pièces qui dénoncent, en particulier, la situation coloniale de la Martinique. Il est entre autre connu dans son pays comme militant engagé pour la lutte du peuple palestinien.

Poète et dramaturge ayant à ce jour à son actif plus de 20 ouvrages, il nous propose son nouvel ouvrage en créole, « Pawol fonmi-fol », où il nous offre des fables créoles qui sont à son image dans les non dits, l’ironie, et son regard satirique fait de ces textes quelques chose de spécial.
« Pawol fonmi-fol » est agrémenté d’une préface remarquable de Raphaël Confiant et de dessins d’Emmanuel Baker.

Intervenants :
Michaelle MAVINGA et Roger EBION, membres fondateurs et militants de l’Association d’écrivains martiniquais en langue créole (KM2)

Lecture de textes :
Marie-Claude NOHILE, Claude MARIE-ROSE et Jean-Claude ZONZON du Poutji I Pa Téyat.

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EPANDAGE AERIEN: les professionnels de l’agriculture, unis, se mettent à la disposition du groupe de travail

EPANDAGE AERIEN: les professionnels de l’agriculture, unis, se mettent à la disposition du groupe de travail

6 décembre 2011 | Comments (0)

COMMUNQUE
La Chambre d’Agriculture de la Martinique, les Organisations Professionnelles de la banane, Groupements de Producteurs et Syndicats Agricoles , soussignés,
Enregistrent avec satisfaction la décision des conseillers Régionaux réunis hier en séance plénière de mettre en place un groupe de travail composé d’élus régionaux, de l’Etat, de la Chambre d’Agriculture, des Professionnels, des Organismes Scientifiques et toute personne qualifiée utile.

 

Louis-Daniel Bertome, psdt de la Chambre d'agriculture. (Pho. ADV)

Ce groupe de travail ayant comme objectif de proposer dans un délai maximum de trois mois des solutions alternatives qui préservent les enjeux économiques, environnementaux et de santé publique de la Martinique. Les soussignés enregistrent aussi l’objectif de mettre en oeuvre dans un délai de six mois des solutions alternatives à l’épandage aérien.
Les soussignés eux-mêmes soucieux d’atteindre cet objectif ont mis en oeuvre depuis 2009 dans le cadre du projet OPTISAN un programme de recherche et de développement alternatif au traitement aérien.
Les résultats de ces travaux seront immédiatement mis à la disposition du groupe de travail. De façon globale, les soussignés s’engagent à participer dans la plus grande transparence et dans la totale mobilisation de leurs compétences techniques organisées depuis deux ans dans un partenariat étroit entre l’Institut Technique Tropical (In) et les Instituts de Recherches Scientifiques (CIRAD,CEMAGREF, CIRAD), aux travaux du groupe de travail.

 

Signés le 2 déc. 2011 par:

Louis Daniel Bertome, psdt de la chambre d’agriculture

Berard Capgras, psdt de la FDSEEA

Nicole Marraud des Grottes, psdt de BANAMART

Pascal Jean-Marie, secrétaire général des « Jeunes Agriculteurs »

Juvénal Rémir, Psdt du CODEMA-MODEF

Eric de Lucyn psdt de UGPBAN


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EPANDAGE AERIEN: LE CONSEIL REGIONAL SE DONNE TROIS MOIS pour trouver une solution alternative…

EPANDAGE AERIEN: LE CONSEIL REGIONAL SE DONNE TROIS MOIS pour trouver une solution alternative…

6 décembre 2011 | Comments (0)

Séance plénière du 1er décembre 2011 – Motion sur  l’épandage aérien


Les Conseillers Régionaux réunis ce jour en Séance Plénière s’opposent au principe de l’épandage aérien de pesticides. Ils  considèrent qu’il convient de mettre en œuvre pour le traitement de la cercosporiose, d’autres procédés. Ils décident à cet effet, la mise en place d’un groupe de travail composé d’élus régionaux auquel ils invitent à participer l’Etat, le Conseil Général, la Chambre d’Agriculture, les professionnels, les Organismes scientifiques et techniques (INRA, CEMAGREF…) et toute personne qualifiée utile.
Ce groupe doit, dans un délai maximum de trois mois, proposer des solutions alternatives qui préservent les intérêts économiques environnementaux et de santé publique de la Martinique. Ces solutions alternatives visant à l’arrêt définitif de l’épandage aérien en Martinique, doivent être mises en œuvre dans un délai maximum de six mois.

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Le Dr JosPelage

Affaire de la cercosporiose de la Banane et des épandages aériens : le point de vue du Dr JosPélage

6 décembre 2011 | Comments (0)

Le débat fait rage en Martinique au sujet de l’épandage aérien d’un produit fongicide capable d’arrêter les effets nocifs d’un champignon, la cercosporiose du bananier. Le Conseil Régional s’est penché, avec passion sur cette question. Dans la tribune qui suit, et qui est publiée in extenso dans ANTILLA N° 1485, un médecin, le Dr JosPélage, donne son point de vue. Le produit concerné pour l’épandage, est homologué aux doses usuelles et ne serait pas en lui-même toxique, mais le Dr JosPélage explique que s’il n’est pas dénué d’effets secondaires potentiellement nocifs (même si des produits de la même famille sont utilisés en médecine humaine pour traiter des mycoses), ses effets secondaires potentiels, en tous cas tel que connus en 2011, toutefois, la possibilité d’une dissémination incontrôlable, les possibles effets délétères du cocktail avec lequel il est associé pour l’épandage et les antécédents dramatiques de « l’Affaire du Chlordécone », incitent l’auteur de cette tribune à réclamer l’application du principe de précaution…

 

Le Dr JosPelage

 

 

Les épandages aériens
Point de vue d’un médecin

La question de l’autorisation à titre exceptionnel de l’épandage de fongicides sur les bananeraies martiniquaises a été largement abordée sur le plan économique, ce que l’on comprend fort bien dans un pays où sévit un chômage endémique. Aujourd’hui pour mieux apprécier les enjeux,  il faudrait se pencher sur  ses conséquences à court moyen et surtout long terme, afin d’évaluer au mieux le  rapport bénéfice/risque. Les bénéfices sur le maintien de la filière commerciale et les emplois qui s’y rattachent sont évidents.

Qu’en est- il des risques maintenant ?

Les risques environnementaux ont été débattus ; ils  sont loin d’être anodins car même avec des techniques hautement sécurisées la pulvérisation de ces produits sur les feuilles des bananes remplit l’atmosphère de particules fines microscopiques en suspension qui peuvent être disséminées par les alizées à distance et atteindre les habitations avoisinantes, les passants, avant de  retomber dans les sols, où ils pollueront  les cours d’eau et les aliments. Finalement malgré toutes les précautions qui pourraient être prises de bonne foi par les planteurs, les martiniquais retrouveront ces fongicides dans leur assiette et surtout dans leurs poumons voire même dans leur cerveau.
S’il est bien noté  que la Martinique n’est pas le seul pays touché par ce champignon ni le seul pays qui utiliserait cette solution notamment dans la Caraïbe voisine, elle possède une spécificité qu’il ne faut pas occulter, à savoir l’état de pollution chronique de nos sols par l’usage massif pendant les cinq dernières décennies , de pesticides , d’insecticides , d’herbicides , et la  pollution de notre nappe phréatique, de la plupart de nos cours d’eau par ces polluants organiques persistants utilisés sans discernement. Or nul ne sait aujourd’hui si l’action de ces fongicides ne potentialisera pas celle des autres polluants, dont le chlordécone que l’on essaie tant bien que mal de confiner dans les sols. L’expérience de ce dernier organochloré a montré  que les cocktails de produits  chimiques sont en général   synergiques. Le cancer de la prostate dont l’étude INSERM 2010 a montré son lien avec le chlordécone est favorisé par le mélange de chlordécone avec d’autres pesticides y compris ceux qui sont utilisés en France hexagonale. L’enjeu en effet pour la santé est extrêmement grave .Nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire générée par le chlordécone qui pollue notre sous sol pour quelques centaines d’années, que nous lui associons un autre polluant. Tout  ce qui a pu être connu grâce aux travaux des ingénieurs agronomes, sur le transfert sol- plante du chlordécone sera à repenser.

Le produit utilisé dans l’épandage, lui-même n’est pas dénué d’effets secondaires, comme indiqué sur la notice, même s’il est homologué aux doses usuelles. Toutes les recherches toxicologiques  aujourd’hui montrent que ce ne sont pas forcément les fortes doses qui posent problème,  car on y est attentif, mais ces petites doses répétitives qui  au fil des années sont responsables de mutations épi-génétiques à l’origine de cancer et de perturbations endocriniennes graves. L’effet carcinogène  et perturbateur endocrinien n’est pas dose- dépendant mais chrono-dépendant et se manifeste à la génération suivante, Ce travail fondamental de l’INSERM de Guadeloupe sur le chlordécone a permis de prendre conscience de la toxicité chronique des produits chimiques, véritable bombe à retardement pouvant exploser 30, 40 ans après. L’homologation protège de la toxicité aigüe mais pas de la toxicité chronique qu’elle n’étude pas et encore moins de la co-toxicité.

Trois types de produits devraient être utilisés en cas d’épandage : des fongicides à proprement parler, un solvant et de l’huile de paraffine.
Deux types de fongicides sont préconisés contre la cercosporose, leTILT 250 EC contenant du propiconazole  et /ou le  SICO    contenant du  difenoconazole tous  deux dérivés de la famille des triazolés. Les triazolés sont utilisés en médecine humaine par voie buccale dans le traitement des mycoses où ils génèrent peu d’effets secondaires : une atteinte  essentiellement hépatique mais ils  ne sont pas conseillés chez la femme enceinte et l’enfant en bas âge. Rien n’est documenté sur leur action sur les poumons en cas d’épandage. On sait toutefois qu’ils peuvent entrainer à la longue un cancer du foie chez la souris.

Ces fongicides  sont  mélangés à du BANOLE qui est un distillat lourd, un hydrocraquage de pétrole. Ce  solvant aromatique  dérivé du pétrole, le BANOLE, par contre,  partage avec tous les dérivés benzéniques une toxicité aigüe essentiellement pulmonaire et une toxicité chronique notamment sur le sang  à l’origine de  leucémie ou d’aplasie .L’absorption buccale comme l’inhalation aigue du pétrole peut provoquer des pneumopathies graves mais aussi une atteinte neurologique (maux de tête, étourdissements, anesthésie, somnolence, perte de conscience) toutes pathologies potentiellement mortelles si elles sont intensives. Dans de rares cas, le solvant peut sensibiliser les muscles du coeur causant de l’arythmie. La  toxicité chronique qu’il partage avec les autres dérivés benzéniques et les polluants aromatique polycycliques  est la cancérogénicité, potentialisés par les organochlorés DDT Chlordécone HCH Bêta  présents dans notre sol.

La fiche technique des différents produits n’occulte pas leur toxicité puisqu’elle préconise des vêtements de protection pour les ouvriers  et surtout la destruction des déchets par des organismes agréés .Il est également recommandé d’éviter le contact du produit avec l’eau et la terre. Ce qui signifie que l’utilisation de ce produit supposerait d’énormes précautions pour protéger la population.
Si l’huile de paraffine  est bien connue et tolérée par voie digestive, par voie pulmonaire chez l’homme elle peut encrasser ses poumons qui n’ont aucun moyen de l’éliminer. Sans compter que l’association des trois produits n’est pas documentée chez l’homme.

L’épandage permet un traitement rapide de plusieurs dizaines d’hectares par voie aérienne mais ce mode d’application présente ses inconvénients spécifiques. Ces fines particules aériennes contenant le produit actif peuvent se charger des autres polluants environnementaux persistants comme les poussières de sable, les moisissures , la dioxine ,les dérivés de l’essence des moteurs .et les disperser  largement dans l’atmosphère. Elles ont la particularité de pouvoir franchir la barrière alvéolaire et se loger dans les cellules des  poumons pendant de longues années et entrainer éventuellement des pneumopathies chimiques, éventualité bien précisée dans la documentation disponible notamment celle présentée en préfecture.
La pulvérisation par voie terrestre expose davantage les ouvriers agricoles lors de l’application,  mais protège les habitations de cet inconvénient respiratoire .Toutefois elle  partage avec l’épandage aérien  son action néfaste dans le court et moyen terme au plan digestif car dans les deux cas les produis se retrouveront dans la nappe phréatique dans les eaux de boissons et dans les aliments.
Le poids des risques est donc loin d’être négligeable sur la santé de nos compatriotes qui paient déjà un lourd tribut au chlordécone, puisqu’aujourd’hui nous connaissons le plus fort taux au monde de cancer de la prostate rapporté à 100.000 habitants .De plus  le problème n’est pas derrière nous mais bien devant nous  puisque l’incidence  standardisé du cancer de la prostate est passé de 127 cas pour 100.000 habitants en 2000 à  172 cas en 2008. Nous sommes donc bien placés pour prôner le principe de précaution ; car malgré les très nombreux signaux  qui ont alerté sur la dangerosité du chlordécone la prolongation de l’autorisation a contribué quelque part à l’augmentation de l’incidence du cancer de la prostate et du myélome.

L’exemple du MEDIATOR doit rester également présent dans les mémoires puisque ses effets induits ne se sont manifestés non  pas  à court terme mais au bout de nombreuses années et donc que l’autorisation de mise sur le marché n’est pas un gage de l’absence de complications à long terme.
Aujourd’hui où nous savons notre sol martiniquais gorgé de plusieurs centaines de produits chimiques nocifs, il est  temps de déclarer un moratoire  sur l’utilisation de toute autre substance chimique quelle qu’en soit le bien fondé.
C’est bien au nom de ce principe de précaution que lors de l’épidémie de Vache folle  les pouvoirs publics  avaient résolument fait le choix de préserver la santé. Des troupeaux entiers ont été abattus. Aujourd’hui on n’en est pas rendu à cette extrémité puisque la banane, si elle n’est pas commercalisable,  est comestible et qu’elle pourrait être proposée avec bonheur, pour une fois,  aux crèches, aux cantines scolaires, aux hôpitaux, à toutes les restaurations collectives en lieu et place des fruits importés, voire des fruits au sirop ou « floup »  qui n’ont pas sa richesse en nutriments. Le traitement des feuilles contaminées pourrait alors s’envisager de façon artisanale , écologique, mécanique et préservatrice de l’environnement.
On pourra alors s’inscrire résolument dans une perspective de développement durable respectueuse de l’avenir des hommes et des femmes d’aujourd’hui et de demain, de nous-mêmes, de nos enfants et nos petits enfants  car c’est souvent ces êtres fragiles qui paient le plus lourd tribut à notre imprévoyance.

Dr J.JOSPELAGE
Présidente de l’Association Pour la Sauvegarde de l’Environnement et de la Santé
(AMSES-Martinique.)

[Les parties en gras ont été soulignées par le Blog ]

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