Montagne-Pelée : Pierrot Petit avait-il raison ?

| 2 juillet 2011

Une tribune de Jean Abrosi, à l’heure de l’action du Délégué au Tourisme de la Région-Letchimy.
Jean Abrosi lance quelques idées intéressantes…

Pierre PETIT l’avait pensé ……..et beaucoup n’y ont pas cru.

En ce temps-là,il existait des hommes qui réfléchissaient de façon réaliste et rationnelle à l’avenir du tourisme de Saint Pierre qui n’était pas encore Ville d’Art et d’Histoire.
Parmi ces valeureuses personnes, de jeunes politiciens comme le Dr PARTY, au CARBET; Auguste ARMET à Bellefontaine et Case-Pilote, Alex CARDON à Saint-Pierre et Jean ABROSI au Prêcheur sous le haut commandement du PPM d’Aimé CESAIRE.

Pour eux, la ville de St-Pierre devait rester un sanctuaire où le touriste pourrait découvrir les témoins authentiques du rayonnement culturel tel qu’il existait avant 1902: la tombe de l’abbé Gosse, le Lycée, la Bourse, la Cathédrale, le théâtre, le Jardin des Plantes, l’Intendance , le Séminaire ,la rue Dauphine, le pont de la Roxelane,la place d’Esnotz, la place Bertin, l’église du Fort et j’en passe.

Telle était la conception de l’un des plus grands politiciens du siècle,Pierre PETIT maire du Morne Rouge dont les initiatives étaient remarquées et appréciées.
Il a dit, il a écrit, il a répété sur tous les tréteaux électoraux que le tourisme en Martinique ne pourrait avancer que si notre île avait des choses à faire voir.

Aussi lui est venue l’idée de faire fonctionner un téléphérique qui survolerait la vallée de la Rivère-Blanche jusqu’à la Montagne Pelée à l’Aileron.

D’aucuns de Droite ou de Gauche n’y ont pas cru jusqu’à se moquer de l’idée lumineuse de l’illustre homme politique Martiniquais.

Aujourd’hui nous assistons à un come-back de néo intellectuels qui envient le funiculaire de GRENOBLE jusqu’à le transférer dans le Grand St-Pierre.

Malheureusement à l’époque où Pierre PETIT pensait à ce téléphérique, il existait les SOURCES CHAUDES qui pourraient devenir les THERMES aux eaux antirhumatismales à l’instar de ceux qui existaient avant 1902 et dont la réputaion débordait les limites de la Martinique.

Encore une fois, il n’est pas possible ou imaginable de revenir à ce qui était possible au moment où les conditions étaient réunies.
Soyons réalistes!
La seule remédiation dans l’immédiat serait de revivifier les syndicats d’initiative du Nord Caraïbe , leur donner les moyens financiers et techniques avec des encadrements performants et des lieux d’expression culturelle et artistique pour activer une vraie animation afin de renforcer ce qu’a produit à une époque la COTNORCA qui a fait ses preuves. Cela coûterait moins cher et ce serait plus efficace.

Jean ABROSI.

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