Attention, une mise en cause d’un vaccin anti cancer du col de l’utérus

| 11 juillet 2011

La vigilance est désormais extrême depuis l’affaire du Mediator. Des deux vaccins qui sont proposés pour la prévention du cancer du col de l’utérus (prévention à 70% environ), le Gardasil et le Cervarix, une mise en cause du Gardasil vient d’être apportée par deux patientes âgées de 16 ans et 20 ans. Cette affaire est publiée dans le journal Le Monde du 11 juillet sous le titre :

Doutes sur le bien-fondé médical du vaccin Gardasil

  • Aucun risque important n’avait été identifié lors de la sortie du vaccin Gardasil, qui fera désormais l’objet d’un plan de gestion des risques (PGR) pour détecter tout signal d’un nouvel effet indésirable.
  • Un des vaccins contre le cancer du col de l’utérus a transformé en cauchemar la vie de deux jeunes femmes. Elles racontent un quotidien suspendu à des crises de paralysie imprévisibles, des maux de tête et des douleurs au ventre insoutenables.
  • RIVES (ISÈRE), DIGNE-LES-BAINS (ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE), ENVOYÉE SPÉCIALE – Leurs mères croyaient bien faire et les protéger contre ce mal dont elles entendaient parler à la télé, à la radio, et même au cinéma : le cancer du col de l’utérus. Le problème, c’est que le Gardasil, le vaccin commercialisé en France par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD depuis novembre 2006, a transformé leur vie en cauchemar, assurent Laura Agnès et Laëtitia Celli, âgées de 16 et 20 ans. La première vit à Rives, dans l’Isère. La seconde à Digne-les-Bains dans les Alpes-de-Haute-Provence. Elles racontent un quotidien suspendu à des crises de paralysie imprévisibles, des maux de tête et des douleurs au ventre insoutenables.
  • Vendredi 8 juillet, elles ont envoyé une demande d’indemnisation à la commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon, dont elles dépendent. Elles sont les premières, mais « d’autres suivront », prévient le conseil des jeunes filles, Me Charles Joseph-Oudin, qui s’est fait un nom depuis l’affaire Mediator. L’avocat s’attend à ce qu’on lui rétorque que les maladies auto-immunes se développent sans prévenir, « mais là, le facteur temporel est troublant, anticipe-t-il. Les premières crises arrivent après les injections, alors que ces adolescentes étaient en bonne santé, et qu’il n’y a aucun antécédent familial ». Leur préjudice physique et moral devra être pris en compte, assure-t-il. « Les hospitalisations ont mis leurs études entre parenthèses, et elles angoissent de savoir comment la maladie va évoluer. » (Fin de citation. Voir la suite dans l’édition web du jour du quotidien)

Quelques données…

  • Les deux vaccins sont prévues  pour la prévention des lésions précancéreuses du col de l’utérus et du cancer du col de l’utérus dus à certains types oncogènes de Papillomavirus Humains (HPV).
  • L’indication en avait été basée sur la démonstration de l’efficacité chez les femmes âgées de 15 à 25 ans vaccinées avec eux et sur l’immunogénicité du vaccin chez les jeunes filles et les femmes âgées de 10 à 25 ans.
  • Le Gardasil, par exemple, inscrit sur la liste des médicaments « sous surveillance » de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, a un coût non négligeable pour l’assurance-maladie. Trois doses sont nécessaires à la vaccination, et chacune affiche un prix public de 123,66 euros. En 2008, il était le 16e médicament le plus remboursé par la Sécurité sociale et a coûté 144,7 millions d’euros.
    En 2009, un peu plus de 80,8 millions d’euros ont été consacrés à son remboursement, tous régimes confondus.

Affaire à suivre…

  • Il s’agit d’une affaire à suivre puisque, pour l’instant, il n’y a aucune aucune analyse précise des causes et mécanismes des troubles (importants) décrits par les jeunes femmes en question. Ceci dit, et en attendant les conclusions définitives, il convient de rester toujours très prudent dans l’utilisation de tous médicaments. Car, une chose est de prouver efficacité et innocuité après les périodes de test et d’observation légalement imposés par les autorités de santé, une autre est de vérifier cette innocuité lorsque la prescription des médicaments concerne, non pas quelques milliers de personnes, mais des millions…
  • L’affaire du Médiator est encore dans tous les esprits. Mais il y a eu des cas, comme ceux des vaccins anti-Hépatite qui avaient été mis en cause sans qu’une preuve scientifique irréfutable de leur danger ait pu être prouvée…

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