Jean-Paul HUCHON et Claude BARTOLONE ont inauguré une « Maison Edouard-Glissant » à la Courneuve

| 11 juillet 2011

C’est le 3 juillet 2011 que Jean-Paul HUCHON Président du Conseil régional d’Ile-de-France, Claude BARTOLONE Président du Conseil général et Député de la Seine-Saint-Denis, Josiane BERNARD Vice-présidente chargée de l’écologie urbaine, de l’environnement et de l’assainissement, Stéphane TROUSSEL Conseiller général de La Courneuve ont inauguré la Maison « Edouard-Glissant » en présence de son épouse et de ses enfants, au Parc départemental Georges-Valbon à  La Courneuve.

Voici comment y sont synthétisées la personnalité et l’œuvre du grand poète martiniquais :

 

Edouard Glissant, tel que présenté par la brochure…

Edouard Glissant est poète, romancier, essayiste et auteur dramatique français né en Martinique le 21 septembre 1928. Il est décédé le 3 février 2011 à Paris. Du lieu de sa naissance à Bezaudin, près de Sainte-Marie, Edouard Glissant garde une trace indélébile, un paysage intime qui l’accompagnera tout au long de sa vie. Après une scolarité brillante au Lamentin dans cette école de la Troisième République, encore teintée de l’autorité coloniale, l’auteur intègre le prestigieux Lycée Schoelcher où il vit ses premiers élans littéraires et où se forge une conviction profonde d’un destin pour la Caraïbe.

 

Edouard Glissant quitte son île natale pour Paris à 18 ans. Il y découvre l’isolement des jeunes Antillais dans la ville autrefois rêvée mais aussi la vie intellectuelle des années cinquante, dense et stimulante. Poursuivant avec acharnement son travail d’écriture et de publication, dans la capitale puis de retour sur son île natale, l’ancien étudiant en philosophie reçoit en 1958 le Prix Renaudot pour son premier roman, La Lézarde, une épopée poétique fidèle à l’enfance martiniquaise.

Edouard Glissant est aussi un homme de combats : la ferveur politique de l’écrivain va d’abord à la lutte contre le colonialisme. Il fonde en 1961, le Front Antillo-guyanais avec Paul Niger. Le Gouvernement de l’époque, craignant pour la sureté de l’Etat, lui interdira le territoire antillais et l’assignera à résidence en métropole. De retour en Martinique en 1965, son oeuvre riche et multiple prendra son essor au travers de la publication de la revue critique de sciences humaines ACOMA, et de l’écriture de Malemort, La Case du Commandeur ou encore Mahagony.

Soucieux de restituer aux jeunes antillais la réalité de leur histoire et du monde dans lequel ils vivent, il fonde en 1967 l’Institut Martiniquais d’Etudes (IME) et y développe une offre culturelle révolutionnaire. En 2007, suite au cyclone qui a ravagé son île, il plaide auprès des élus locaux pour une reconstruction écologique de la Martinique. Après « Poétique de la relation », Le discours antillais, essai publié en 1981, est le point culminant de son travail sur l’appréhension du réel et l’imprévisible du Monde.

C’est lors de son passage à l’Unesco, entre 1982 et 1988, en tant que Directeur du Courrier, que les prémisses du Tout-Monde voient le jour. Le départ en Amérique en 1989 et son professorat en Louisiane et àla City University de New-York, où il sera professeur de littérature de 1994 à 2010, lui ouvriront les voies du concept de « créolisation » du Monde.

De colloques en rencontres, de prix en écrits, le rayonnement international de l’oeuvre d’Edouard Glissant ne cesse de croître. « Le Traité du Tout-Monde », la pièce de théâtre « Monsieur Toussaint », des poèmes tels que « Le Sel noir », «La Terre Inquiète», « les Indes » sont autant d’illustrations de la richesse de son travail.

 

Le Parc Glissant, voir en bas et à droite de l'image

 

 

L’Institut du Tout-Monde, ouvert en 2007 et destiné à la diffusion des recherches autour de la créolisation et l’imaginaire des peuples sera son ultime réalisation institutionnelle.//Fin de citation.


 

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