Francis Carole (PALIMA) condamne l’attitude « lâche et injuste » de l’actuelle majorité du Conseil général dans l' »Affaire Fanon »

| 20 juillet 2011

C’est sans ambiguités, et sans surprise, que le PALIMA décrit, explique et condamne ce qui se passe à l »heure actuelle au Conseil général ou Mme Manin a convoqué en vue d’un entretien préalable avant licenciement, Mme Frédérique Fanon-Alexandre. rappelons que sur cette affaire le site « Bondamanjak » publie en ce moment une interview de Claude Lise qui y expose sa version de l’événement et y fournit des éléments inédits, comme le fait que c’est Aimé Césaire en personne qui aurait recommandé Mme fanon  à Claude Lise, alors que Mme Fanon avait travaillé de nombreuses années à la mairie de Fort-de-france en y donnant « pleine et entière » satisfaction.

Voici ci-desous  le texte intégral de cette ferme prise de position du PALIMA

SOMBRES DESSEINS…

Personne ne conteste le droit de l’actuelle majorité du Conseil Général de se séparer de certains collaborateurs et d’en choisir de nouveaux.

La question qui se pose -la seule- est de savoir si la décision de madame Manin et de son groupe, « Ensemble pour une Martinique nouvelle », de licencier pour « faute grave » la Directrice Générale des Services Départementaux est fondée ou s’il ne s’agit que d’un acte de vengeance politique, vil, sournois et nauséabond…

Un lecture attentive de l’arrêt de la cour des comptes en date du 9 juin 2011 montre que celle-ci ne se prononce pas, contre toute logique, sur la légalité des avantages dont Madame Fanon bénéficiait, en toute transparence.

Il est d’ailleurs absolument nécessaire de rappeler que c’est la commission permanente du Conseil Général, dominée alors par le PPM, qui, le 11 février 1997, à l’unanimité et toutes tendances politiques confondues, avait voté une délibération accordant du personnel de maison à la Directrice Générale des Services Départementaux, dans le même logement de fonction occupé par son prédécesseur à ce poste.

L’effectif de ce personnel avait même été revu à la baisse, passant de quatre à deux agents. Rien d’illégal donc, rien de dissimulé dans cette situation somme toute banale et qui n’établit pas, à proprement parler, une « faute grave » imputable personnellement à madame Fanon.

Pourquoi donc cette brutalité et cette précipitation de Madame Manin et de sa majorité, alors même que Frédérique Fanon est en attente d’une décision du Conseil d’Etat auprès duquel elle s’est pourvue en cassation ?

En réalité, l’évocation par Madame Manin du jugement de la cour des comptes, en date du 9 septembre 2010, pour jeter le discrédit sur la DGSD et la priver de toute indemnité de licenciement, apparaît -à deux mois des élections sénatoriales- comme un prétexte fallacieux pour  punir, humilier et écraser une fonctionnaire dont le seul crime aura été d’être la plus proche collaboratrice de Claude Lise…

Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette attitude lâche et injuste de l’actuelle majorité du Conseil Général, « Ensemble pour une Martinique nouvelle », et appelons les Martiniquais à la plus grande vigilance contre des pratiques d’une rare gravité instituées par des gens qui vivent dans l’impunité et dans la certitude de leur toute-puissance.

La lutte politique, aussi âpre soit-elle, doit se fixer des limites éthiques parmi lesquelles le respect absolu de l’honneur des personnes. Franchir ces limites, c’est ouvrir les portes du macoutisme. Des pratiques similaires, il est vrai soigneusement dissimulées, ont conduit à des drames dans une autre institution de notre pays. La « main invisible » qui tire les ficelles de ce théâtre d’ombres n’en a manifestement pas pris leçon…

Francis CAROLE


 

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