Sénatoriales: Eric Hayot, maire du Saint-Esprit, droite modérée, entre en piste

| 29 juillet 2011

Nous continuons ici la chronique des Sénatoriales, qui, semaine après semaine, sous le regard vigilant de GDC (Gérard Dorwling-Carter) fera le tour des candidats, des évolutions des alliances (et aussi des éventuelles contre-alliances).Aujourd’hui, Eric Hayot présente ses arguments. Et ils sont nombreux. Vous trouverez l’interview complète dans Antilla 1466. Mais d’ores et déjà, des extraits consistants…

Lors de la fête du Saint-Esprit. Fred Guérédrat à gauche

« Opération solitaire » ?

La candidature d’Eric Hayot, maire du Saint Esprit et président de la commission B.T.P du Conseil Général est-elle une opération solitaire, ou le « vieux » politicien qu’est l’un des plus anciens élus du département, (quoique jeune en nombre d’années)   envisage-t-il  une tentative de prise en mains de la droite martiniquaise. Ce sont les questions que nous avons posées à l’un de ceux qui ont mis en place à la présidence du Conseil Général la candidate de l’alliance PPM « Ensemble pour une Martinique nouvelle »…

Antilla : Eric Hayot, voulez-vous vous présenter, dire votre parcours politique, comment vous avez mis le pied à l’étrier politique ?

Dans un premier temps en tant que chef d’entreprise,  agriculteur et gérant de S.C.I,  je n’avais pas pensé à entrer en politique. Un maire, celui de l’époque, Félix Théodose est venu me solliciter, me disant que si quelque chose devait lui arriver, que je devrais prendre sa place…

 

Avec son célèbre Bakoua

 

 

Antilla : Pour que votre positionnement soit clair pour nos lecteurs, voulez-vous dire votre appartenance politique exacte par rapport à FMP et à l’UMP ?

Je peux dire que cela a été mon certificat de baptême le RPR, et ensuite je suis entré à l’UMP, mais à vrai dire je préfère dire que je suis un homme « universel politiquement », car il y a du bon partout. Et la Martinique a besoin de tous ses hommes de bon sens  pour avancer. Sans pour cela dire qu’il n’y a aucune différence entre la pensée de droite et celle des hommes de gauche, mais il y a des points sur lesquels on doit s’entendre dans le sens des intérêts généraux.

Antilla : Etes-vous tout à fait « à l’aise » au sein de la droite martiniquaise, droite qui perd systématiquement tous ses bastions alors que vous,  depuis plus de 20 ans vous n’avez connu aucune défaite ?

Il faut dire que je travaille avec tout le monde tout en étant un homme de droite. C’est ainsi que j’ai au sein de mon conseil municipal des socialistes, des PPM, et des gens de droite. C’est peut être la clé de mon maintien aux postes de commande de ma municipalité depuis près de 25 ans, et au Conseil Général depuis 23 ans, ce qui fait que je suis dans le peloton des doyens après Rodolphe Désiré, Claude Lise, quoique n’étant pas vieux (éclat de rire !)
Antilla : En d’autres termes reconnaissez-vous le leadership le plus total des dirigeants actuels de ces partis dits de droite ?  Si oui, expliquez-nous votre candidature que l’on dirait « sauvage » aux sénatoriales.

J’ai une légitimité en tant que maire et conseiller général,  mais  j’ai informé aussi FMP de ma candidature et je n’ai pas trouvé d’opposition.

Antilla : Cela veut-il dire qu’ils vont vous soutenir ?

J’espère que toute la droite se mettra derrière moi, sinon ce serait à ne rien comprendre.

Antilla : Est-ce à dire que vous serez partisan d’une assemblée unique avec des pouvoirs élargis par des compétences nombreuses et pleines, ou que vous allez vous rallier à la tendance de la droite actuelle qui revient sur la question et prône une application stricte des dispositions constitutionnelles relevant de l’article 73, cela en contradiction avec la majorité auprès de laquelle vous œuvrez au sein du Conseil Général ?

Je pense que ce que le gouvernement a pris comme décision en la matière ne pourra pas être changé. Donc il faut nous adapter et ne pas se perdre dans des combats d’arrière-garde.

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