Sénatoriales. Ange Lavenaire déclare ne « trahir » personne, sous-entendu Claude Lise…

| 22 août 2011

Il était candidat aux sénatoriales du mois prochain ; il a retiré sa candidature. Et puis, il y a une semaine, on apprend qu’il sera finalement de la partie. Mais que se passe t’il donc avec Ange Lavenaire ? Une candidature qui en tout cas « risque » d’handicaper ceux désignés par le Rassemblement Démocratique pour la Martinique : le maire du Vauclin, Raymond Occolier, certes, mais aussi un certain Claude Lise, prétendant à un troisième mandat. Mais Ange Lavenaire fait-il toujours partie du RDM ? Nous lui avons posé la question. Parmi bien d’autres… Un homme qui tient à rétablir certaines « vérités ». Avec fermeté.   Antilla l’a rencontré :Ange Lavenaire : « … qui est le traître quand on fait des coups bas dans le dos ? ». Comme avant-goût de l’article, des extraits explicatifs… 

Ange Lavenaire, lors de l'interview d'Antilla

Ange Lavenaire : Je n’ai jamais caché que ça m’intéresserait d’être candidat. Je l’ai indiqué à l’occasion d’interviews. Je disais que ce n’était pas obsessionnel, mais que je respecterais une procédure au sein de mon parti. J’étais en quelque sorte candidat à la candidature. La procédure s’est probablement très nettement parachevée le 2 juillet dernier – je n’étais pas là –, quand le secrétaire général (du RDM, Claude Lise, ndr) s’est fait plébisciter.
Vous étiez absent ce jour-là ?
Oui. J’avais signalé par un coup de téléphone, le 24 juin, que je serais absent pour des raisons familiales. Et j’avais même proposé qu’on puisse en discuter dans la semaine du 4 juillet. D’autant que les sénatoriales n’étaient même pas à l’ordre du jour de cette réunion du 2 juillet. J’ai pris acte, au cours d’un conseil politique qui s’est tenu le 6 juillet, de la ratification du nombre de candidats du parti. Sur le nombre, j’ai parfaitement compris qu’il y avait un accord avec quelqu’un d’autre, et que par conséquent je n’avais pas à déranger les choses. Le secrétaire général a été retenu, cela a été ratifié. Mais, au cours de cette réunion, j’ai laissé planer l’idée que j’y allais quand même.
Avec quelles réactions ?
Evidemment chacun essayait de me convaincre qu’il ne fallait pas, etc. Au sortir de là, j’ai réfléchi ; je me suis laissé attendrir. Le secrétaire général lui-même m’a appelé, pour me dire que le plus beau cadeau que je pouvais lui faire, c’était de retirer ma candidature.
Carrément ?
Il faut que le public le sache. A partir de ça j’ai encore réfléchi, et puis j’ai pensé sentimentalement : les liens d’amitié, etc. Et je l’ai appelé pour lui dire que je retirais ma candidature. Au cours de ce même conseil politique, un représentant, dont je tairai le nom pour l’instant, m’a dit avec gentillesse : ‘Ange, tu es un homme de compétences, on connaît ton aura sur la côte atlantique et caraïbe. Par conséquent tu pourrais plutôt te proposer pour les législatives de 2012’. Donc qu’il valait mieux laisser le secrétaire général aller aux sénatoriales. Cela aussi a un peu conditionné mon retour sur ma décision de départ. Et puis, qu’est-ce que j’apprends ? Qu’une promesse a été faite à un potentiel candidat – tout à fait légitime – à ces législatives. Donc soutien du RDM à ce candidat.
Dont vous allez taire le nom également ?
Pour l’instant. Dès lors, j’ai considéré qu’on allait vers ce cheminement : qu’en 2012 on me dirait, avec la même gentillesse – car il y en a qui savent faire –, ‘tu sais, il vaut mieux qu’on te garde pour 2014, l’assemblée unique, puisque celui que nous voulons supporter a une commune qui est plus importante (une indication intéressante sur son identité, ndr), tu comprends, etc.’ Je ne peux pas accepter cela. En plus, comme j’avais des sollicitations, les gens me disaient ‘on ne comprend pas, tu étais disposé à y aller, tu n’y vas plus… ’ Je leur répondais ‘je vis un  drame cornélien ; j’ai du respect pour les amitiés.’ Et bien on m’a indiqué très clairement : ‘tu ne peux pas faire de la politique toi, arrête.’
Car vous seriez trop « sentimental » ?
J’ai rencontré des gens du monde économique, des universitaires, et les gens m’ont dit ‘écoute, si tu n’y vas pas là, tu peux considérer que tu n’as plus d’avenir politique.’ J’ai longuement réfléchi, j’ai demandé des conseils, et finalement, j’ai appelé le secrétaire général, le 31 juillet dernier, pour lui dire que j’étais candidat.

Ange Lavenaire lors de notre interview…

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