Epandages aériens: PUMA d’accord parce que…

| 11 octobre 2011

Dans ce texte, Florent GRABIN, de l’association PUMA explique les raisons pour lesquelles PUMA est d’accord avec les nouvelles modalités d’épandage aériens

Quand la démocratie participative corrige les erreurs du passé !

La Chlordécone et autres pesticides s’appliquaient sans tenir compte de l’avis de la population. Cette situation était possible du fait de la méconnaissance du sujet et de la division des différentes organisations, mais surtout du désintérêt des politiques toutes tendances confondues.

L’entrisme, la trahison, les tentatives de récupération de nos travaux à des fins politiciennes ont donné des positions ‘’d’éco-rigolos’’, tentatives qui finissent par en isoler les acteurs, mettre le discrédit sur les actions et retarder la mise en œuvre des bonnes décisions.
Pour ce qui concerne le traitement aérien, nous saluons l’initiative de Monsieur Laurent PREVOT, le Préfet de la Région Martinique, qui nous a suivis dans notre demande de débat sur le sujet. Bien que la loi ne lui en fasse aucune obligation, il a convoqué une plénière du CROS-GREPHY pour le 5 octobre 2011, tout le monde était invité.
Nous avons noté l’absence de nos hommes politiques, de ceux qui parlent en permanence de démocratie participative et ceux qui, pour des raisons multiples sont contre tout traitement aérien.
Nous avons pu constater lors des débats qu’il y a des gens qu’il faut étourdir pour les convaincre, des gens à qui toutes les explications ont été données au sujet du  retrait des pesticides et des changements dans le mode opératoire des différents traitements, bref, des gens qui gagneraient à se rendre à travers champs pour constater tout ce qui est fait et qui va dans le bon sens.
Oui, il y a eu des erreurs, oui il y a eu exagération, oui notre environnement a été menacé, qui peut prétendre le contraire ?
Aujourd’hui les choses ont changé, le débat démocratique existe, les lois de protection de l’environnement sont de plus en plus acceptées et respectées. Malgré cela, il y a encore ceux qui veulent faire de ces erreurs du passé leur fonds de commerce, ce qui avive la polémique stérile.
Aujourd’hui, sommes- nous prêts, sommes-nous  capables d’affronter  l’arrivée de la cercosporiose noire de la banane ?
La cercosporiose est une maladie végétale qui se présente sous deux formes : la jaune, qui existait déjà en Martinique et en Guadeloupe et que l’on sait traiter ; la noire plus dangereuse que la précédente qui n’est pas encore arrivée en Guadeloupe et que nous devrons traiter,  tant au niveau de la production professionnelle, qu’au niveau du jardin familial.
Les Services de l’État ont pris toutes les dispositions pour que soit traitée cette nouvelle maladie, la population a jusqu’au 7 novembre 2011 pour se prononcer en se rendant à la Préfecture et dans les Sous-Préfectures pour donner son opinion dans les registres ouverts à cet effet.
En ce qui nous concerne, nous avons tout vérifié pour nous positionner en attendant les méthodes alternatives de traitement au sol ou de nouvelle espèce de banane résistant à la maladie.

Ce qu’il faut savoir :
•    l’usage de petits avions ne se fait plus.
•    Les hélicoptères sont équipés de GPS pour travailler dans les ZITA (Zone de d’Intervention du Traitement Aérien). Il s’agit d’une zone qui détermine les lieux de passage en tenant compte des zones interdites.
•    Grâce à la traçabilité, n’importe quel citoyen peut saisir la juridiction concernée pour tout litige.

Considérant toutes les mesures de précautions prises, nous sommes favorables au traitement provisoire et demandons à Monsieur le Préfet, de tenir compte des éléments suivants :

•    Que les mesures d’intervention et de sanction soient les mêmes pour tous.
•    Que la population soit aussi vigilante que les producteurs et qu’elle reçoive toutes les informations pour traiter ses propres bananiers.
•    Que les collectivités (Communes, Département, Régions) traitent le long des routes les bananiers urbains.
•    Que l’effeuillage systématique soit le premier réflexe pour éviter le traitement aérien qui doit être le dernier recours.
•    Que la population respecte le balisage mis en place dans les champs traités.

Les Maires, les Parlementaires, les Présidents des collectivités ont été informés par les Services compétents de l’État.
Toute personne utilisant cette importante mesure pour faire de la politique politicienne n’agit pas Pour Une Martinique Autrement et dessert la cause écologique.
Pour l’association écologique PUMA Florent GRABIN

Category: Actualité, Ecologie / Environnement, Economie/Syndicats

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