De moins en moins de femmes dans les clubs sportifs

| 19 février 2013

Surtise Bernabé et Marie-Line Bouton, deux passionnées de sport, ont appris que la Martinique restait toujours la lanterne rouge des régions françaises pour son faible nombre de femmes licenciées. (Antilla 1546)

Un comble pour un pays qui a une championne paralympique, une championne de France de gymnastique, un club champion des DOM-TOM de basket-ball féminin, etc. Des efforts sont certes entrepris pour une pratique plus régulière des femmes dans les clubs grâce aux aides de la Direction de la Jeunesse et des Sports à travers le CNDS, mais les chiffres stagnent. Beaucoup de femmes préfèrent se rendre dans les salles de musculation, sur des parcours de santé et autres pour faire de l’entretien physique, rester en forme. Elles trouvent l’entraînement en club trop dur quand elles ont dépassé la trentaine. Il y a des exceptions.

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Des quadragénaires femmes jouent au basket-ball, au handball pour se faire plaisir et apporter leur expérience à des jeunes. Les courses à pied hors stade se singularisent par un peloton féminin vieillissant malgré des actions pour inciter des jeunes filles à pratiquer de l’endurance. En tennis de table, les filles sont réduites à la portion congrue alors que la ligue est médiatisée. La parité (hommes-femmes) a aussi du plomb dans l’aile en Martinique. Comme en politique, une seule femme maire Jenny Dulys très attachée au Club Péléen, une femme présidente du Conseil générale, l’ancienne handballeuse Josette Manin, les femmes présidentes de ligues ou de clubs ne sont pas très nombreuses. Marie-Clotilde Hardy Dessources élue femme sport de l’année 2012 a la particularité d’avoir entraîné des handballeurs hommes au niveau régional. Cette dame, actuelle sélectionneuse de l’équipe de Martinique de handball femmes qui dirige avec poigne le Lycée Acajou en tant que proviseur a l’envergure pour siéger ou présider le CROSMA. Surtise Bernabé, Marie-Line Bouton ont aussi l’expérience et l’autorité requises pour être présidentiables au CROSMA. Ce n’est pas demain qu’une femme sera élue présidente du CROSMA, à en croire des dirigeants sportifs rencontrés. Ces hommes avouent, sans sourire, que le poste est conçu pour un homme. Luc EDON.

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