Desserte de la baie de Fort-de-France, le transport de la discorde…

| 30 septembre 2015

par défaut 2015-09-30 à 16.49.11A l’ordre du jour de la récente séance plénière du Conseil général, figurait la « délégation de service public pour la desserte maritime de la baie de Fort-de-France – approbation du choix du délégataire pressenti et autorisation de signer le contrat ». Ce délégataire pressenti (devenu délégataire de fait depuis une semaine) est la « Compagnie Martiniquaise de Navigation » (CMN), société née de l’association de deux entités : « Caraïbes Ferry Rent SARL » et « Tudev SAS » (filiale de la « Compagnie Foyalaise de Transport Urbain », CFTU). Problème pour certains : la CMN est dirigée par Charles Conconne, ancien gérant des « Vedettes Madinina » et mis en examen depuis quelques semaines. Retour sur un point de l’ordre du jour qui nécessita quelques explications de la part de l’exécutif du Département…

On le sait, hormis Charles Conconne et ses partenaires aucun autre candidat n’a répondu à l’appel émanant du Conseil général. Une notable carence, interprétée par David Zobda comme le caractère selon lui « compliqué, difficile et délicat » du transport maritime. « Et s’il n’y a pas une intervention publique – on a fini par comprendre ça –, le transport ne tient pas », affirma le 1er vice-président, « il faut donc l’installer par une Délégation de Service Public (DSP) qui garantit le fonctionnement et permet aux martiniquais de prendre des habitudes de transport maritime. Parce que notre vrai combat c’est celui-là : éviter que les 200.000 véhicules qui sont sur nos routes continuent ainsi. » La durée de cette DSP sera de 8 ans (« et 56 jours », précisa David Zobda) à compter du 1er novembre prochain, l’exécutif du Conseil Général ayant souhaité que cette délégation arrive à son terme au même moment que la DSP sur la périphérie de la CACEM, c’est à dire une volonté de « concomitance » entre la fin du contrat de la DSP maritime et la fin du contrat de transport terrestre. « Ceci pour qu’il y ait une harmonisation et que l’autorité unique, qui organisera le transport en Martinique, ait les coudées franches à la fin de ces deux contrats pour restructurer l’offre de transport en cohérence avec le maritime et le terrestre », expliqua David Zobda. A ce jour la « Compagnie Martiniquaise de Navigation » dispose de six bateaux. Selon le 1er vice-président du Département, deux navires supplémentaires seront réalité en novembre prochain (« des bateaux à moteur hybride », précisa-t-il), suivis par deux nouvelles embarcations fin juin 2016, puis deux autres fin décembre de la même année. La contribution de la future Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) devrait être en moyenne de 2,4 millions d’euros par an, jusqu’au terme de cette DSP.

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